Prix de l'essence : la classe moyenne écope encore : le ministre Clément Gignac doit expliquer la dernière hausse
jeudi 16 février, 2012
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Québec – Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie, Bernard Drainville, demande au ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, d'expliquer aux automobilistes la hausse du prix de l'essence survenue au cours des dernières heures, une hausse subite de 8 ¢ le litre dans la région de Québec. Notons qu'une hausse de 10 ¢ le litre dans la région de Montréal, il y a quelques temps, avait été qualifiée d'injustifiée par un économiste du Mouvement Desjardins.

« Les automobilistes ce matin ont raison d'être en colère. Une hausse aussi brutale du prix de l'essence à la pompe a un impact direct dans le budget des familles. Le ministre Gignac doit expliquer cette hausse aux automobilistes », a déclaré Bernard Drainville.

Comme le CAA-Québec, le Parti Québécois trouve anormal le prix fixé à 1,39 $. Le CAA-Québec évalue que le prix devrait davantage tourner autour de 1,35 $, soit 4 ¢ de moins. « La conjoncture internationale est une chose, certes, mais un tel choc à la pompe demeure inexplicable et l'écart de 4 ¢ entre les estimations du CAA-Québec et le prix réel est considérable. Comment expliquer cela? », se demande Bernard Drainville, qui souligne qu'en 2011, les Québécois ont payé en moyenne 20 ¢ de plus pour un litre d'essence.

Libérer les Québécois de leur dépendance au pétrole

Plus que jamais, le Parti Québécois estime nécessaire de soustraire les Québécois à leur dépendance au pétrole qui gruge une part importante de leur budget.

« L'indépendance énergétique n'est pas un rêve, mais une nécessité; elle contribuera à l'enrichissement des Québécois. En réduisant nos achats de produits du pétrole, on pourra stimuler fortement l'économie québécoise puisque les milliards de dollars actuellement consacrés à l'importation de pétrole seront investis chez nous dans les énergies propres. Plutôt que d'enrichir les pétrolières, on peut enrichir le Québec et les Québécois », a conclu Bernard Drainville.