Pour les régions, un plan santé qui repose sur le bon diagnostic.
vendredi 7 septembre, 2018
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Le chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée, ainsi que les candidats Sylvain Rochon (Richelieu), Diane Lamarre (Taillon), Diane Lavallée (Taschereau), et Éric Tremblay (Repentigny), étaient de passage à Sorel-Tracy pour dévoiler leurs propositions visant à réparer les dégâts que la réforme Barrette a causés en région. Le but du Parti Québécois : donner aux patients de toutes les régions du Québec les soins auxquels ils ont droit. Notre plan : le patient au cœur du système, et le bon professionnel, au bon endroit, au bon moment, et au bon coût.

 

EN BREF

 

  • Le Parti Québécois mettra un cran d’arrêt à toute forme de centralisation; nous rapprocherons les lieux de décision des équipes santé.
  • À Sorel, par exemple, le CLSC Gaston-Bélanger sera ouvert jusqu’à 21 heures tous les soirs, et on trouvera, dans toutes les pharmacies, un professionnel pouvant vacciner et revoir l’utilisation des médicaments. À cela s’ajoute la climatisation des CHSLD du territoire, dont le centre Élisabeth‑Lafrance.
  • Notre gouvernement rétablira la couverture publique du premier cycle de FIV, sans exclure les cycles subséquents, selon l’avis des médecins.
  • Nous prendrons le nécessaire virage des soins à domicile; dans 5 ans, 500 M$ de plus y seront investis chaque année.
  • Il faut impérativement remettre le patient au cœur du système de santé. L’équation est simple : le bon professionnel, au bon endroit, au bon moment, et au bon coût.
     

« Ici, à Sorel-Tracy, comme dans toutes les régions du Québec, les services manquent, les décisions se prennent ailleurs, sans réelle connaissance des besoins du milieu. Comme beaucoup d’autres, les Sorelois ont été aux premières loges de la centralisation de la réforme Barrette. Ils ne peuvent que constater que tout est maintenant décidé aux paliers supérieurs, à Longueuil, loin des gens d’ici, loin de la réalité d’ici. En matière de santé, les années libérales ont été un échec. Le Parti Québécois va renverser cette tendance », a affirmé Jean‑François Lisée.

 

« Avec nous, le réseau ne subira pas de nouveau le traumatisme de la réforme Barrette. Nous ne lancerons pas une énième réforme de structures; nous rapprocherons les lieux de décision des équipes santé, de façon à ce que chaque initiative soit adaptée à la réalité et aux besoins, dans chaque région », a assuré Sylvain Rochon.

 
« Par exemple, ici, à Sorel, le CLSC Gaston-Bélanger sera ouvert jusqu’à 21 heures non seulement la semaine, comme c’est le cas actuellement, mais également les fins de semaine. Les gens auront donc facilement accès à une infirmière praticienne spécialisée, une IPS, qui sera en mesure de traiter les urgences mineures et de faire le suivi de maladies chroniques », a illustré Diane Lamarre.

 

« De plus, les citoyens pourront trouver, dans la douzaine de pharmacies que compte Sorel, un pharmacien autorisé à vacciner et à revoir l’utilisation de leurs médicaments sans qu’ils aient à revoir leur médecin. Nous formerons aussi davantage de "superparamédics", ces professionnels autorisés à intervenir notamment auprès de gens souffrant d’arythmie sévère, d’une intoxication, ou encore de problèmes diabétiques et respiratoires », a enchaîné la candidate.

 

« À l’Hôtel-Dieu de Sorel, les infirmières bachelières auront elles aussi plus d’autonomie; elles pourront notamment demander des radiographies en cas de chute, ce qui accélérera le triage aux urgences. Quant aux ratios infirmière/patients, ils diminueront; dès cet automne, nous déploierons un fonds de 10 M$ en urgence pour ce faire, qui viendra s’ajouter aux 500 M$ sur 4 ans que nous nous sommes déjà engagés à injecter dans le réseau. Les préposés aux bénéficiaires bénéficieront également de cet investissement », a ajouté Diane Lavallée.

 

Outre la climatisation des CHSLD présents sur le territoire de Sorel, déjà annoncée, le Parti Québécois s’engage à modifier la loi 10 pour donner une plus grande place aux citoyens et aux sous-territoires au sein des CA des CISSS et des CIUSSS. Concrètement, pour l’Hôtel-Dieu de Sorel, par exemple, cela signifie qu’il y aura, sur place, une vraie direction : un combat que mène Sylvain Rochon depuis longtemps.

 

Par ailleurs, le Parti Québécois a dénoncé une autre injustice : le fait que les couples infertiles du Québec doivent désormais débourser entre 8000 $ et 15 000 $ pour recevoir des traitements de fécondation in vitro (FIV), une somme qui est plus considérable encore lorsque les couples vivent loin de Montréal ou de Québec, où se trouvent les cliniques qui offrent ce service. « Les couples qui souhaitent recourir à la fécondation in vitro doivent se déplacer fréquemment vers les grands centres. Cette situation engendre d’importants coûts, notamment de logement. C’est injuste. Nous rétablirons la couverture publique du premier cycle de FIV pour alléger la facture de ces familles. Nous demanderons à l’INESSS et aux experts de déterminer des balises, comme le recommandait le Commissaire à la santé et au bien-être », a annoncé Diane Lamarre.

 

Le Parti Québécois sait que la plupart des gens âgés souhaitent demeurer à la maison le plus longtemps possible, et s’engage à leur fournir les soins et les services nécessaires pour ce faire. « L’enveloppe consacrée au soutien à domicile sera bonifiée de 100 M$ par année pendant 5 ans. À terme, donc, 500 M$ de plus seront investis chaque année pour les soins à domicile. Nous le prendrons, ce nécessaire virage », a indiqué Sylvain Rochon.

 

Éric Tremblay poursuit sur la lancée de son collègue : « Il faut faire plus, et remettre les patients au cœur de nos choix budgétaires. C’est pourquoi nous gèlerons, dès cette année, la rémunération des médecins, et nous mettrons fin à leur incorporation. Et nous proclamerons l’indépendance des 200 000 autres professionnels de la santé – infirmières, pharmaciens, physiothérapeutes… – qui peuvent et qui veulent en faire plus. Avec nous, par exemple, les hygiénistes dentaires pourront pratiquer en CHSLD sans être supervisés par un dentiste; ça semble une évidence mais, actuellement, ils ne peuvent pas le faire! L’équation est simple : le bon professionnel, au bon endroit, au bon moment, et au bon coût », a‑t‑il indiqué.

 

« On ne promet pas de tout régler le premier jour. Ça ne serait pas sérieux. Mais on propose une approche différente pour améliorer la situation. Il y a une réelle crise de confiance dans notre système de santé et dans les engagements des politiciens qui, élection après élection, promettent l’impossible. Plus personne ne les croit. Alors, ce que nous proposons, c’est de faire différemment. Diane Lamarre, Diane Lavallée et Éric Tremblay forment le trio parfait pour relever ce défi », a conclu le chef du Parti Québécois.

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