Plan Nord et gouvernance régionale du Nord-du-Québec : informations et consultations déficientes
lundi 29 août, 2011
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Chibougamau – À la suite de nombreux commentaires entendus de ses concitoyennes et concitoyens lors de la période estivale et au terme d’une tournée régionale du Nord-du-Québec, le député d’Ungava et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement nordique, Luc Ferland, conclut qu’il y a de graves lacunes quant à la transmission de l’information concernant le Plan Nord dans la région.

« Au-delà des annonces du premier ministre Jean Charest concernant quelques projets d'infrastructures et des tournées promotionnelles en dehors du Québec, bien peu d'informations régionales ont permis aux citoyens de se faire une idée précise de ce que ce Plan Nord représente pour la région du Nord-du-Québec. Soyons clairs : il n'est pas normal qu'un projet de cette envergure demeure méconnu pour les résidents de la principale région concernée », a déclaré Luc Ferland.

Plusieurs questions demeurent sans réponse. « Que se passe-t-il de l’annonce de la soustraction de 50 % du territoire à toute activité industrielle? La loi créant la Société du Plan Nord devrait être votée cet automne, nous n’avons toujours aucune idée qui nous représentera et dans quelle proportion? Où seront localisés le siège social et les principaux officiers? Dans le nord ou dans le sud? », se demande le député d’Ungava.

Gouvernement régional cri-jamésien

Rappelons qu’une nouvelle gouvernance du territoire de la Baie-James a été annoncée en mai dernier entre les Cris, les Jamésiens et le gouvernement du Québec. À cette occasion, les partenaires se sont fixé un délai de 12 mois pour en arriver à un règlement négocié. À cet égard, le député s’inquiète du peu d’informations transmises quant au déroulement de cette opération.

« J'ai fermement l'intention de m'assurer que des tournées spécifiques d'informations soient organisées dans notre région. Le gouvernement a le devoir de rencontrer, au premier chef, les populations directement concernées par des projets de cette nature, surtout quand nous savons qu'ils auront inévitablement des impacts sur notre avenir », a conclu Luc Ferland.