Plan marketing du Nord : l'étude de l'IRIS confirme les craintes du Parti Québécois
vendredi 16 mars, 2012
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Québec – L'étude de l'IRIS publiée hier vient confirmer les craintes du Parti Québécois. « Avec le plan marketing du Nord du Parti libéral, le développement minier dans le Nord du Québec va enrichir les multinationales étrangères et appauvrir les Québécois », a déclaré la députée de Vachon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de mines et de gaz de schiste, Martine Ouellet.

L'étude de l'IRIS précise que « dans son montage actuel, le Plan Nord apparaît exagérément favorable à l'entreprise privée en faisant porter la plus grande part des risques aux contribuables québécois en échange de faibles retours sur leur investissement collectif. En effet, entre ce que le gouvernement investira sur 25 ans et ce qu'il obtiendra en redevances, le déficit du Plan Nord s'élève à 8,45 milliards de dollars pour les contribuables québécois. »

« La réponse du premier ministre Jean Charest à l'étude de l'IRIS est incroyable. Répondre qu'il préfère l'étude de SECOR à celle de l'IRIS est risible : l'étude de SECOR n'a d'aucune façon fait le bilan des entrées et des sorties de fonds des coffres du gouvernement liés au plan marketing du Nord. L'étude de SECOR s'est contentée de calculer les dépenses supplémentaires sans évaluation du bénéfice pour l'État québécois. L'analyse structurée de l'IRIS fait la démonstration que le plan marketing du Nord n'est pas rentable pour les Québécois », a poursuivi Martine Ouellet.

Pour le Parti Québécois, il est urgent de redresser la situation. Actuellement, le Québec perd des milliards de dollars et des emplois à valeur ajoutée dans la transformation secondaire et tertiaire. « Depuis déjà de nombreux mois, nous réclamons que les Québécois en obtiennent plus pour leurs ressources non renouvelables. Nous voulons que tout soit mis en œuvre pour favoriser la transformation au Québec. Le gouvernement libéral ne veut pas. Pourquoi refuse-t-il d'enrichir les Québécois? », se questionne la députée de Vachon.

De son côté, le député d'Ungava et porte-parole en matière de développement nordique reproche le peu de retombées pour les populations locales. « Nous le disons depuis le début : le plan marketing du Nord ne profitera pas aux populations locales et aux Québécois. Dans le Nord nous manquons de logements, de centres de formation et de services à la population. Or, Jean Charest n'en a que pour les minières. Les communautés locales se sentent oubliées », a souligné Luc Ferland.

« Assez curieusement, le plan de Jean Charest est présenté partout dans le monde, mais ne l'a pas encore été aux populations nordiques. Ça en dit long sur ses véritables intentions », se désole, en concluant, Luc Ferland.