Philippe Couillard doit maintenir en place le Commissaire à la santé et au bien-être qu’il a lui-même créé
mercredi 25 mai, 2016
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Québec – Ce matin lors d’un point de presse, la députée de Taillon et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, a exigé une intervention du premier ministre afin de maintenir l’indépendance du Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE). À cette occasion, elle était accompagnée de Mme Claire Montour, présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), et de M. Billy-Sam Roy, vice-président de la Fédération des syndicats de la santé et des services sociaux (F4S-CSQ).

« Aujourd’hui à l’Assemblée nationale, j’ai déposé une pétition, initiée par la CSQ et signée par 6439 personnes, exigeant la préservation complète de l’autonomie du Commissaire à la santé et au bien-être. Cette mobilisation doit trouver écho aux oreilles du gouvernement; il n’est pas trop tard pour agir. Le ministre de la Santé comptait, par le projet de loi omnibus de mise en œuvre du budget 2016-2017, abolir le CSBE. Or, ce projet de loi n’a toujours pas été déposé. Il est donc toujours temps, pour le gouvernement, de rectifier le tir », a déclaré la députée.

« Rappelons que le 26 avril dernier, une initiative citoyenne a mené à la création de la Coalition pour le maintien du Commissaire à la santé et au bien-être, ralliant près d’une dizaine d’organismes de la société civile. Le gouvernement doit en prendre acte », a ajouté la députée.

« Après l’abolition de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux, la diminution dramatique du nombre de commissaires aux plaintes, leur éloignement de plusieurs lieux de soins, la centralisation extrême, le ministre Barrette cible le Commissaire à la santé et au bien-être. De toute évidence, il tente par tous les moyens de faire taire la critique et de museler les voix qui seraient en mesure d’évaluer ses réformes. Le CSBE est le seul organisme à pouvoir encore apprécier et mesurer la performance de notre système de santé de manière neutre et objective. Aujourd’hui, nous interpellons le premier ministre pour qu’il reprenne un peu le contrôle sur son omnipotent ministre et qu’il maintienne en place le chien de garde de la santé qu’il a lui-même créé. Le CSBE a toujours rempli de façon irréprochable le rôle de sentinelle que Philippe Couillard lui avait confié », a conclu la députée.

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