Pétition pour la réforme du service d'interprétation pour les personnes sourdes et malentendantes - Des députées sensibles aux préoccupations de la communauté sourde et malentendante
jeudi 13 février, 2014
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Québec – La députée de Gouin, Françoise David, la députée de Masson et adjointe parlementaire de la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Diane Gadoury-Hamelin, ainsi que la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne, Marguerite Blais, joignent leurs voix pour demander aux membres de la commission parlementaire de la santé et des services sociaux de se pencher sur la pétition demandant une réforme des services pour personnes sourdes et malentendantes

« C'est un honneur pour moi de présenter cette pétition à l'Assemblée nationale. Mes collègues et moi souhaitons familiariser la population à la réalité vécue par les personnes sourdes et sensibiliser les parlementaires aux problèmes d'accès à un service d'interprétation de qualité afin que la pétition soit étudiée en commission parlementaire », a indiqué Mme David.

Réunies le temps d'un point de presse, les parlementaires se sont dites préoccupées par les difficultés encourues par les personnes sourdes et malentendantes en ce qui concerne le manque d'accès à des services d'interprètes de qualité.

« Ma collègue ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse et moi-même sommes sensibles aux besoins et aux préoccupations de la communauté sourde et malentendante. Nous recevons avec ouverture leurs demandes et croyons que le travail de collaboration des parlementaires permettra d'identifier des pistes intéressantes pour améliorer l'accès et la qualité des services d'interprétation », a déclaré Mme Gadoury-Hamelin.

« Il reste beaucoup de chemin à parcourir au Québec afin de reconnaître le rôle essentiel des interprètes formés et accrédités qui servent de relais au niveau des communications pour les sourds et les malentendants dans leurs besoins essentiels. Il y a aussi beaucoup de chemin à parcourir afin de reconnaître la LSQ comme étant la langue des sourds du Québec. Le Québec accuse un retard dans la reconnaissance des droits des sourds et pour ces raisons, j'appuie cette pétition. Cette cause transcende les partis et nous touche toutes et tous et j'espère sincèrement que l'Assemblée nationale acceptera de se saisir de cette pétition en commission parlementaire », a soutenu Mme Blais.

Pour l'instigatrice de la pétition, elle-même malentendante, Marie-Andrée Boivin, le droit à l'accessibilité pour les sourds qui forment 10% de la population a besoin d'un coup de pouce. « Les interprètes, pivots essentiels de la communication, pratiquent un métier où la formation et le bilinguisme ne sont pas requis. Le scandale du bris de communication de l'interprète imposteur aux funérailles de Nelson Mandela fait partie du quotidien des sourds du Québec. »

« Pour éviter à une personne d'avoir à composer au quotidien avec un interprète non formé et non évalué, ce dont on a besoin c'est avant tout de balises pour éviter le dédoublement des structures et favoriser la standardisation, que ce soit pour l'offre de service, l'évaluation professionnelle, la formation ou le développement d'une banque accessible d'interprète », a précisé la professeure et chercheuse en linguistique LSQ de l'UQAM, Anne-Marie Parisot.

Vincent Bilodeau, comédien impliqué auprès de la Fondation des sourds du Québec, a résumé ses pensées avec une citation tirée du Dictionnaire de La Langue des Signes : « Dans toute société, la langue est un outil privilégié puisqu'elle permet la communication des uns avec les autres. Les sourds ont également une langue, celle des signes, qui leur permet de communiquer non seulement entre eux, mais aussi avec le milieu « entendant ».

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