Pétition contre le projet de Chaleur Terminals à Belledune - Le gouvernement acceptera-t-il d’entendre les citoyens?
mardi 16 février, 2016
Facebook
Twitter

Québec – La porte-parole du Parti Québécois en matière de transports, de stratégie maritime, d’électrification des transports et de stratégie numérique, Martine Ouellet, ainsi que le porte-parole responsable de la région de la Chaudière?Appalaches, Harold LeBel, appuient le groupe « Non à une marée noire dans le Saint-Laurent », qui a déposé une pétition de plus de 10 000 signatures contre le projet de transport de pétrole par rail de la compagnie Chaleur Terminals. Le groupe demande à être entendu par les membres de la Commission des transports et de l’environnement, comme le prévoient les règles parlementaires.

« Depuis la catastrophe de Lac-Mégantic, les citoyens, partout au Québec, sont inquiets quant aux impacts que peut avoir le transport d’hydrocarbures par train. C’est la moindre des choses que le gouvernement accepte de rencontrer les représentants du groupe et de les entendre en commission parlementaire. Ce projet de transport de millions de barils de pétrole bitumineux sur nos rails met nos populations à risque », estime Martine Ouellet.

Le Parti Québécois refuse que le Québec se laisse transformer en autoroute pour l’exportation du pétrole vers les marchés internationaux, que ce soit par train ou par pipeline, et qu’il doive assumer tous les risques environnementaux sans pouvoir espérer tirer quelque avantage économique que ce soit. Le premier ministre doit enfin se tenir debout pour la sécurité des Québécois et faire face au lobby pétrolier du Canada et des provinces de l’Ouest, au lieu de se cacher derrière la péréquation pour justifier sa complicité.

« Les citoyens demandent un BAPE, mais le ministre de l’Environnement s’y oppose jusqu’à présent. Dans ces circonstances, le groupe devrait au moins avoir la possibilité de présenter et de défendre sa pétition en commission parlementaire. Les citoyens de la Montérégie, de la Chaudière-Appalaches et de ma région, le Bas-Saint-Laurent, ont raison d’être inquiets et de s’opposer à ce projet qui prévoit le transport, à travers leur territoire, de 170 000 barils de pétrole par jour. Les Québécois ne tireraient absolument aucun bénéfice et assumeraient tous les risques? Il n’en est absolument pas question », a ajouté le député de Rimouski, Harold LeBel.