Perte de 132 emplois chez AstraZeneca à Montréal : le gouvernement libéral agit en spectateur
vendredi 3 février, 2012
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Québec – Le Parti Québécois déplore la perte de 132 emplois de qualité dans l'industrie pharmaceutique à Montréal, après l'annonce de la compagnie AstraZeneca de fermer son centre de recherche et développement.

« Ce sont 132 emplois de qualité, avec un haut niveau de qualification et avec des salaires importants, qui disparaissent. Les fermetures d'usines au Québec se poursuivent en 2012, après avoir affiché le pire bilan au Canada au chapitre de l'emploi en 2011. Ce qui est frappant cette fois-ci, c'est que ça touche nos secteurs de pointe comme l'industrie pharmaceutique. La négligence libérale nous coûte cher », a dénoncé le député de Saint-Jean et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'emploi et de solidarité sociale, Dave Turcotte.

Le constat est navrant : alors que le Québec était considéré il y a dix ans comme un des endroits de prédilection dans le monde pour investir, les compagnies pharmaceutiques novatrices font maintenant l'évaluation que nous ne sommes plus dans le coup. Ainsi, lorsque des réorganisations mondiales surviennent, c'est Montréal qui écope et d'autres juridictions, comme l'Ontario, bénéficient de nouveaux investissements. « Le Québec se fait damer le pion; l'Ontario reçoit maintenant plus de nouveaux investissements que le Québec de la part des sociétés pharmaceutiques », a poursuivi, pour sa part, le député de Rousseau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances et de développement économique, Nicolas Marceau.

Pour lui, la déstructuration du secteur pharmaceutique sous le gouvernement libéral illustre concrètement ce qui cause l'anémie des investissements privés au Québec. « Le gouvernement libéral a assisté en spectateur à l'effritement de notre secteur manufacturier et il a délaissé le secteur pharmaceutique qui avait émergé dans la région de Montréal sous le gouvernement du Parti Québécois parce que nous en avions fait un secteur prioritaire », a-t-il souligné.

La formule du BAP-15 ans

Le Parti Québécois reproche au gouvernement libéral de n'avoir rien fait pour tenir compte du nouveau contexte mondial et pour maintenir la compétitivité du Québec. Le gouvernement libéral est informé depuis des années que des ajustements doivent être apportés, mais il a préféré fermer les yeux.

Pire encore, il faut noter qu'avec la CAQ et François Legault, la situation pourrait s'aggraver puisqu'ils suggèrent d'abolir purement et simplement le BAP-15 ans. « C'est une solution radicale qui va réduire encore davantage les investissements du secteur pharmaceutique au Québec. Un tel geste va causer d'autres pertes d'emplois de qualité. Cela démontre le manque de crédibilité de François Legault qui prétend vouloir faire doubler les investissements privés à Montréal uniquement en fusionnant deux sociétés d'aide gouvernementale », a affirmé Nicolas Marceau.

Soulignons que, sur cette proposition de la CAQ, Montréal International et Investissement Québec ont déjà été arrimées pour le démarchage des investissements étrangers par le projet de loi 123 en 2010 alors que M. Legault avait quitté l'Assemblée nationale.