Pauline Marois propose une politique de souveraineté alimentaire
jeudi 22 septembre, 2011
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La Pocatière – La chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, propose de développer une politique de souveraineté alimentaire pour le Québec. « En 25 ans, la proportion des aliments consommés et issus du Québec a chuté de 45 %. Elle est passée de 78 % en 1985 à 33 % en 2009. Nous devons inverser cette tendance », a proposé Pauline Marois lors de son passage aujourd'hui à l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière. À cette occasion, elle était accompagnée du député de Kamouraska-Témiscouata, André Simard.

« Si chaque consommateur québécois achetait pour 30 dollars de plus d'aliments d'ici à chaque année, les ventes gonfleraient d’un milliard de dollars en cinq ans. De plus, les avantages sont nombreux à acheter localement. Les aliments sont plus frais, ils requièrent moins d'agents de conservation et d'emballage. Les frais de transport sont réduits et au total, ce sont moins de gaz à effet de serre produits », a expliqué la chef de l'opposition officielle.

La politique de souveraineté alimentaire du Parti Québécois aura pour objectif de faire passer de 33 à 50 % la proportion des aliments du Québec que nous consommons. Les avantages d'une telle politique sont nombreux. Cela permet la création de plusieurs emplois, des investissements privés importants dans toutes les régions et aussi la fierté de consommer des produits de chez nous.

« Le Parti Québécois a toujours soutenu les agriculteurs du Québec. Nous avons adopté la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles lors de notre premier mandat. Nous avons également mis en place La Financière agricole du Québec en 2001 afin qu'elle devienne pour les producteurs un outil de développement du secteur de la production agricole. Le Parti Québécois entend continuer de soutenir le monde agricole avec ardeur », a ajouté Pauline Marois.

« Plusieurs de nos agriculteurs sont rendus au point de rupture. Ils ne peuvent plus supporter une baisse de leurs revenus. Il faut les aider. Depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement libéral, le Québec perd en moyenne 400 fermes par année. Le ministre de l'Agriculture a même reconnu l'an dernier que 2500 fermes étaient menacées de faillite à la suite de l'application des mesures du gouvernement. Un des problèmes, c'est que le gouvernement libéral a perverti la mission de La Financière agricole en faisant d'elle un assureur privé comme les autres », a déclaré la députée.

« Une fois élu, un gouvernement du Parti Québécois respectera la mission de La Financière agricole au bénéfice des producteurs. Nous adapterons les assurances agricoles aux réalités différentes des régions du Québec et nous favoriserons l'extension des régimes d'assurance aux productions novatrices et qui participent à l'occupation des territoires », a expliqué André Simard.

« En donnant au conseil d'administration de La Financière agricole une orientation faisant de l'agriculture québécoise une activité strictement industrielle et en mettant de côté les aspects sociaux, le gouvernement libéral déstructure profondément toute la filière agricole du Québec. Au Parti Québécois, nous croyons qu'il faut supporter d'abord la base de l'alimentation du peuple québécois : son agriculture », a conclu Pauline Marois.

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