Pauline Marois propose que les étudiants puissent voter dans leur institution scolaire
jeudi 1 décembre, 2011
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Québec – La députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, propose que les étudiants puissent voter dans leur institution scolaire. Préoccupée par le fait que les jeunes participent peu à l’exercice du droit de vote, Pauline Marois demande au Directeur général des élections que des bureaux de votation et de révision soient aménagés dans les institutions scolaires de niveau supérieur que sont les cégeps et les universités lors de la prochaine élection générale.

Accompagnée du député de Chicoutimi et leader parlementaire de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, du député de Terrebonne et porte-parole pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy, et d’une dizaine de jeunes, la députée de Charlevoix a invité tous les partis politiques, toutes les associations étudiantes et tous ceux qui veulent combattre le cynisme et favoriser le vote des jeunes à se joindre au Parti Québécois afin de favoriser concrètement la participation électorale des jeunes.

« Ce sont les nouvelles générations qui définissent l’avenir et qui dirigeront le Québec de demain. Les décisions prises aujourd’hui en matière de dette, d’environnement, d’économie ou de politique familiale auront un impact direct sur le Québec de 2020. Moins d’un jeune de 18 à 34 sur deux s’est prévalu de son droit de vote en 2008. Dans les circonstances, il est plus que nécessaire que toute mesure visant à renforcer la participation électorale cible ce groupe tout particulièrement », a indiqué la chef de l’opposition officielle.

Le Parti Québécois estime également qu’il faut permettre aux étudiants situés à l’extérieur de leur circonscription de voter par anticipation dans leur lieu d’étude et, s’ils en font la demande, que leur vote puisse être comptabilisé dans leur circonscription d’origine.

« Au même titre que les électeurs âgés qui ont accès à des boîtes de scrutin directement dans plus de 700 résidences ou CHSLD, voire à leur domicile, et au même titre que les détenus qui votent en prison ou les électeurs en déplacement à l’extérieur du pays qui s’expriment par la poste, aucun obstacle n’empêche les jeunes de bénéficier aussi d’un accès plus facile afin d’exercer leur droit de vote », a ajouté Pauline Marois.

« Depuis trois mois, j’ai rencontré plusieurs centaines de jeunes Québécois et, contrairement à ce qu’on affirme, ces jeunes sont fortement intéressés à parler de politique, de vision d’avenir, de projets pour le Québec. Encore faut-il prendre le temps de les écouter et d’échanger avec eux. En permettant aux étudiants de pouvoir voter dans leur institution scolaire, cela aura pour effet de les sensibiliser davantage à l’importance du droit de vote », a-t-elle conclu.