Pauline Marois aux 90es assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec
jeudi 5 mai, 2011
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Québec – Voici des extraits du discours que la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, a prononcé lors des 90es Assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec.

À cette occasion, Mme Marois en a profité pour réaffirmer la position du Parti Québécois quant à la nécessité de mettre sur pied une commission d’enquête sur l’industrie de la construction en lien avec le financement des partis politiques et l’octroi de contrats.

« Pourtant, aujourd’hui, je pense qu’on peut voir l’avenir avec espoir parce que des solutions, il y en a. Ça commence par déclencher la commission d’enquête que tout le Québec réclame et que vous avez vous-mêmes courageusement demandée. D’ailleurs, hier, votre président réitérait la demande pour la tenue d’une commission d’enquête. Il déplorait aussi que les enquêtes sur les allégations dans les municipalités sont trop lentes. C’est vrai et cela vous nuit.

Pour moi aussi cette commission d’enquête est essentielle. Je connais personnellement les maires de ma circonscription. Je sais qu’ils sont honnêtes. Je sais que partout au Québec il y a des élus municipaux qui travaillent avec engagement, dévouement et honnêteté! Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et déclenche la commission d'enquête qui va identifier les personnes fautives. Elle va permettre de rétablir la réputation de tous les autres qui sont parfaitement intègres et qui ont pour seul but de servir leur communauté. Ceci dit, la crise est telle que pour rebâtir et maintenir la confiance, il faudra plus que ça. Il faudra améliorer notre démocratie, y compris notre démocratie municipale ».

De plus, lors de son allocution, Mme Marois a rappelé la proposition du Parti Québécois qui vise à limiter le nombre de mandats consécutifs des élus.

« Surtout que des citoyens et nos propres militants nous interpellent sur la démocratie municipale. C’est de là qu’est venue la proposition de limiter le nombre de mandats consécutifs des maires à trois, ou douze ans, selon la plus longue échéance et cela sans rétroactivité, évidemment. Je sais que cette proposition a été accueillie avec réserve par certains d’entre vous. C’est pourquoi nous comptons poursuivre la réflexion, comme le prévoit le nouveau programme de notre formation politique qui mentionne que nous étudierons cette proposition. Là aussi il faudra donc un dialogue, mais cette fois entre un futur gouvernement du Parti Québécois et les élus municipaux ».