Pas de port de TransCanada au Québec - La mobilisation doit se maintenir pour bloquer le projet Énergie Est
jeudi 5 novembre, 2015
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Québec – Alors que TransCanada annonçait ce matin qu’elle abandonnait l’idée de construire un port d’exportation de pétrole au Québec, le porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, appelle les citoyens à demeurer mobilisés pour convaincre le gouvernement que le projet Énergie Est est néfaste pour le Québec.

« Le Parti Québécois mène la bataille contre ce projet depuis le début, aux côtés des groupes environnementaux et des citoyens. Nous nous sommes mobilisés pour empêcher la construction d’un port permettant l’exportation du pétrole des sables bitumineux, et pour faire reconnaître le droit des Québécois de décider du sort du projet Énergie Est. On ne peut pas à la fois assumer tous les risques environnementaux et ne pas avoir le dernier mot. Il faut que le ministre de l’Environnement réaffirme que c’est le Québec qui prendra la décision ultime dans ce dossier », a insisté le député de Terrebonne.

Le Parti Québécois constate qu’actuellement, Énergie Est se bat pour sa survie. « Déjà, il y avait d’énormes inquiétudes quant aux impacts environnementaux qui découleraient d’un tel projet. Et, aujourd’hui, on abandonne l’idée d’un port en territoire québécois, ce qui limite d’autant plus les potentielles retombées pour le Québec. On peut donc légitimement se demander s’il reste des arguments en faveur d’Énergie Est dans la trousse de secours du gouvernement », a ajouté Mathieu Traversy.

Par ailleurs, le porte-parole dénonce le fait que le ministre de l’Environnement ne fait que répéter des phrases creuses lorsqu’il s’agit de garantir que les lois environnementales québécoises seront respectées. « Depuis un an et demi, TransCanada a refusé de transmettre les documents nécessaires au ministère de l’Environnement. En plus, la compagnie a toujours dit qu’elle refusait de se soumettre à la décision du gouvernement du Québec. Comment David Heurtel peut-il croire que quiconque le prend au sérieux? », a conclu le député de Terrebonne.

Le Parti Québécois demande la suspension des travaux préliminaires autorisés par le ministère de l’Environnement, et réclame du ministre qu’il exige le dépôt immédiat de l’ensemble des documents nécessaires à la tenue d’audiences du BAPE.