Organismes d’aide à l’emploi pour les femmes - Le Parti Québécois dénonce les coupes draconiennes
lundi 15 juin, 2015
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Québec – La députée d’Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine, Carole Poirier, dénonce vivement les coupes de 60 % imposées aux 16 organismes spécialisés en développement de la main-d’œuvre féminine par la ministre de la Condition féminine, Stéphanie Vallée.

« Alors que les besoins sont en croissance, le budget de ces organismes est passé de 1,2 M$ à 500 000 $. La ministre est-elle consciente de ce que sa décision signifie? Sait-elle que des milliers de femmes vulnérables, isolées ou monoparentales, souvent aux prises avec des problèmes financiers, de dépendance ou de violence, ont bénéficié du soutien et de l’approche spécifique de ces organismes, qui les accompagnent dans leur insertion ou leur réinsertion sur le marché du travail? », a demandé Carole Poirier.

« Après les compressions dans l’aide à domicile, dans les programmes favorisant l’accession des femmes à des postes décisionnels, dans l’aide aux devoirs, après le report du développement des places en CPE, l’augmentation importante des tarifs des services de garde, et j’en passe, une nouvelle mesure vient s’attaquer directement aux femmes. L’austérité imposée par le gouvernement libéral touche davantage les femmes, notamment les femmes en région; c’est ce qu’affirmait récemment, d’ailleurs, une étude de l’IRIS », a poursuivi la porte-parole.

Carole Poirier soutient qu’en agissant de la sorte, le gouvernement va carrément à l’encontre des principes qu’il prétend défendre. « Les libéraux tentent d’endormir la population avec leurs beaux discours, alors qu’en réalité, leurs actions nuisent à l’égalité des chances et au développement de l’emploi, et contribuent à maintenir les femmes les plus vulnérables dans la pauvreté. Je demande à la ministre Stéphanie Vallée de se tenir debout et de se battre pour que soient maintenus les budgets dédiés aux organismes d’aide à l’emploi pour les femmes », a-t-elle réclamé.