Ordre d'expulsion : « Renvoyer Paola Ortiz au Mexique serait inhumain », insiste Yves-François Blanchet
mercredi 21 septembre, 2011
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Québec – Le député péquiste de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration et de langue, Yves-François Blanchet, demande au gouvernement du Canada de ne pas expulser Paola Ortiz. Le gouvernement du Canada refuse le statut de réfugiée à cette Québécoise originaire du Mexique, mariée à un Québécois et mère de deux enfants nés au Québec, occupant un emploi à Montréal, et ce, malgré les violences subies aux mains de son ex-conjoint au Mexique. « Encore une fois, a-t-on affaire à une position idéologique extrême des conservateurs à Ottawa? », a questionné le député. Le Parti Québécois reconnaît que les demandes de statut de réfugié sont encore de juridiction fédérale, mais comme le Québec a émis un certificat de sélection du Québec à Mme Ortiz, Yves-François Blanchet insiste : « Ce serait la moindre des choses que le gouvernement canadien s’incline et suspende sa démarche d’éviction. On peut être de droite et un peu humain! », s’est indigné Yves-François Blanchet. L’opposition officielle s’inquiète du silence de la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, qui semble résignée à regarder passivement Mme Ortiz reconduite à l’avion, sous les yeux de ses enfants impuissants et de nombreux groupes de la société civile. « La faiblesse de Mme Weil est manifeste. Cette éviction est contraire à toutes les valeurs qu’elle devrait défendre : l’égalité des sexes, puisque cette femme était victime de violence conjugale, la réunion des familles, puisqu’on a l’odieux de diviser une famille déjà bien intégrée au Québec, une soumission navrante à l’autorité fédérale et une simple incohérence face à la volonté exprimée de recevoir des immigrants dont l’intégration passe par le travail au sein de la société d’accueil. J’implore la ministre d’intervenir énergiquement ». « J’invite les citoyens du Québec à faire entendre leur voix, a conclu le député Blanchet. Des milliers de courriels, des messages sur les médias sociaux, des lettres ouvertes, des appels sur les lignes ouvertes, tout doit être déployé. Nous le ferons à l’Assemblée nationale. Mme Ortiz a le droit de vivre sa nouvelle vie au Québec avec sa famille et nous souhaitons que des milliers de nouveaux Québécois puissent en faire autant ».