Nouveau ministre, mais même absence d’engagement à renforcer la loi 101
vendredi 4 octobre, 2019
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Québec, le 4 octobre 2019 – Lors d’une interpellation, le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois en matière de langue française, Joël Arseneau, a été forcé de constater le refus du nouveau ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, de préciser ses intentions et de s’engager à mettre en œuvre des mesures concrètes pour renforcer l’usage de la langue française au Québec et assurer sa pérennité.


EN BREF

  • Le Parti Québécois fait trois propositions pour assurer un bel avenir au français au Québec :
    • Étendre l’application de la loi 101 aux entreprises de 25 à 49 employés;
    • Appliquer l’article 1 de la loi 104, qui fait en sorte que l’État communique uniquement en français avec les personnes morales établies au Québec;
    • Après en avoir précisé la portée, appliquer l’article 46 de la loi 101, qui interdit aux employeurs d’exiger la connaissance d’une langue autre que le français lorsque ce n’est pas nécessaire.
  • Le ministre Simon Jolin-Barrette a refusé de s’engager à appliquer ces propositions.

 
« On l’a dit et répété : au Parti Québécois, le français, c’est une priorité. Or, cette semaine, dans le Rapport annuel de gestion 2018-2019 de l’OQLF, on apprenait que le nombre d’entreprises québécoises de 50 employés et plus qui ont obtenu leur certificat de francisation était en baisse. Ce rapport nous a également confirmé que l’équivalent de 4,7 postes à temps complet ont été coupés au sein de l’organisme. Moi, tout ça m’inquiète. On n’atteint plus les cibles, les ressources diminuent, on regarde passer le train. Depuis un an, le gouvernement réfléchit et reporte les échéances. Face aux reculs du français au Québec, l’heure est pourtant à l’action! C’est une question de volonté politique, essentiellement, et je demande au ministre d’agir promptement », a d’abord lancé Joël Arseneau.

Pour que le français rayonne de nouveau au Québec, le Parti Québécois a identifié trois mesures pouvant être rapidement et facilement mises en œuvre. « Il faut d’abord s’assurer de l’application de la loi, notamment de l’article 1 de la loi 104, qui dit que l’État ne doit communiquer qu’en français avec les personnes morales. Il n’a jamais été mis en vigueur! Puis, nous devons étendre le champ d’action de la loi 101 aux entreprises de 25 à 49 employés; en effet, pourquoi distinguer les PME des grandes entreprises? », a détaillé le député.

M. Arseneau a ensuite rappelé la pertinence du projet de loi no 991, déposé par le Parti Québécois en 2017. « Ce projet de loi vient préciser l’article 46 de la loi 101, c’est-à-dire les circonstances dans lesquelles un employeur peut exiger, pour l’accès à un poste, la connaissance d’une langue autre que le français. Le Québec aurait tout avantage à le voir être déposé de nouveau, et adopté », a-t-il poursuivi.

« Affirmons-nous. Affirmons qu’au Québec, c’est en français que ça se passe. Je demande au gouvernement de faire preuve de volonté et de courage. Les Québécois s’attendent à des gestes forts dès cet automne; nous avons un rendez‑vous avec l’histoire », a conclu Joël Arseneau.

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