Mérule pleureuse - Nous réclamons plus de transparence et de soutien pour les sinistrés
jeudi 19 octobre, 2017
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Québec, le 19 octobre 2017 – Le député de Rimouski, Harold LeBel, et la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’habitation, Catherine Fournier, demandent au gouvernement de rendre public le rapport du comité interministériel créé en 2016 chargé de documenter la problématique de la mérule pleureuse, un champignon surnommé le « cancer du bâtiment ». Ils réclament du même souffle un plan de lutte contre ce fléau et un fonds d’aide pour les sinistrés.

 

EN BREF

  • Le Parti Québécois demande que le rapport sur la mérule pleureuse, déposé en juin dernier sur le bureau du ministre, soit rendu public et qu’un fonds d’aide aux sinistrés soit constitué.
  • Les cas se multiplient rapidement; un plan de lutte contre la mérule pleureuse doit être mis en place.
  • Plusieurs familles sont laissées à elles-mêmes, aux prises avec des problèmes à la fois de contamination, d’argent et de santé; il faut agir rapidement.

 

La mérule pleureuse est un champignon affectant un nombre de plus en plus élevé de constructions au Québec. Détectée trop tard, elle peut entraîner la destruction des bâtiments affectés, purement et simplement. Causant des allergies et différents autres problèmes respiratoires, elle représente, en outre, un réel enjeu de santé publique.

« Depuis trois ans, j’accompagne un couple aux prises avec la mérule pleureuse dans une municipalité de ma circonscription. Comme plusieurs autres familles québécoises, il se sent seul face à cette situation, démuni, sans moyens. Tous ces gens réclament une action rapide du gouvernement, un appui clair qui les aidera à traverser cette épreuve, difficile tant sur les plans physique, moral que financier », a mentionné le député de Rimouski.

« Les propriétaires confrontés à la mérule pleureuse doivent souvent quitter leur demeure. Soit temporairement, si une décontamination peut suffire, soit définitivement, s’ils sont obligés de démolir. Et ils doivent assumer tous les frais! Les assurances privées ne couvrent pas ce type de sinistre, et la sécurité publique ne considère pas la mérule pleureuse comme étant un sinistre de masse. Cette situation cause donc énormément de détresse. Certaines personnes n’ont nulle part où aller. D’autres ont dû déclarer faillite. Nous devons les aider », a insisté Catherine Fournier.