Mission gouvernementale en Arabie Saoudite : le ministre Hamad doit revenir avec Nathalie Morin et ses trois enfants
mercredi 18 janvier, 2012
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Québec – « Lors de son voyage à Ryad dans les prochains jours, le ministre Sam Hamad doit interpeller directement le gouvernement de l'Arabie Saoudite pour qu'il permette le retour immédiat de Nathalie Morin et de ses trois enfants au Québec ».

C'est ce que demande le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales et de Francophonie, Alexandre Cloutier, après avoir appris qu'un ministre du gouvernement Charest sera en Arabie Saoudite.

Le cas de Nathalie Morin, cette jeune québécoise retenue contre son gré en Arabie Saoudite depuis mars 2005 par son conjoint, Saeed Al-Shahrani, a mobilisé largement l'opinion publique québécoise. Elle est maltraitée physiquement et psychologiquement, manque de nourriture et vit enfermée dans un appartement dont seul Saeed Al-Shahrani a la clé. Ses trois jeunes enfants, Samir, Abdullah et Sarah, subissent les mêmes sévices. Encore aujourd'hui, l'Arabie Saoudite ne permet pas à Mme Morin et ses enfants de quitter le pays.

« Le ministre Hamad ne peut pas se limiter à faire des affaires en Arabie Saoudite. Il a la responsabilité, au nom du gouvernement du Québec, d'obtenir que les autorités saoudiennes émettent rapidement les documents nécessaires afin de permettre à Mme Morin de quitter le pays. Déjà le Canada a rempli toutes les conditions nécessaires pour accueillir Mme Morin et sa famille », a souligné Alexandre Cloutier.

Le député rappelle que l'Assemblée nationale a adopté deux motions soutenant les démarches visant à permettre à Nathalie Morin et ses enfants de revenir au Québec. « En juin dernier, le premier ministre du Québec, Jean Charest, disait être préoccupé et s'engageait à tout faire pour le retour de Mme Morin. Le ministre Hamad a donc le devoir de représenter le Québec et de réaliser le mandat confié par son premier ministre et l'Assemblée nationale afin que cesse la violation des droits fondamentaux de Mme Morin et ses trois enfants. Il est plus que temps qu'ils rentrent au Québec », a conclu Alexandre Cloutier.