Mettre la jeunesse à l’abri : une priorité absolue
mercredi 2 mai, 2018
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Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur et de recherche, Alexandre Cloutier, a présenté, ce matin, un projet de loi visant à mettre les enfants et les jeunes du Québec à l’abri de toute éventuelle coupe budgétaire, Loi établissant un bouclier de protection budgétaire des services à l’éducation, à l’enfance et à la protection de la jeunesse. Accompagné de la vice‑cheffe et porte-parole en matière de famille, Véronique Hivon, de la porte-parole en matière de persévérance scolaire et d’éducation primaire et secondaire, Carole Poirier, ainsi que du porte-parole en matière de protection de la jeunesse, Dave Turcotte, il en a donné les grandes lignes lors d’un point de presse.

EN BREF

  • Le Parti Québécois considère que les enfants et les jeunes doivent être protégés de toute compression budgétaire pouvant compromettre les services qui leur sont destinés, leur qualité ou leur disponibilité.
  • Seul un État fort peut efficacement chapeauter un tel effort collectif.
  • Un tiers indépendant sera chargé de veiller au respect et à l’application de la loi.
  • Les chiffres dévoilés ce matin à propos du taux de diplomation au Québec illustrent l’urgence d’agir.

Le projet de loi « bouclier » vise à mettre à l’abri des compressions les budgets des services de garde éducatifs, de l’éducation – du primaire au niveau postsecondaire – et de la protection de la jeunesse. « Il faut assurer à tous les enfants et à tous les jeunes du Québec qu’ils ont toutes les chances de réussite, peu importe le milieu social ou économique dont ils sont issus. Que leur gouvernement est là pour eux, sans égard à la situation budgétaire. Il faut qu’ils sachent qu’ils peuvent voir grand, aspirer à mieux, que leurs rêves sont à leur portée, qu’on les accompagnera. Bref, que plus jamais ils ne feront les frais de l’austérité, car ce sera interdit par une loi. C’est un geste fort, sans précédent », a d’abord déclaré Alexandre Cloutier.

« Le principal levier de progrès de notre société, c’est l’éducation. De la même manière, la clé maîtresse de tous nos succès, c’est l’effort collectif que nous investissons en éducation, c’est-à-dire le rôle que l’État est appelé à jouer dans cette mission. Pour réussir, cet État doit être fort, souple et efficace. Il doit être en mesure de garantir la disponibilité et la qualité des services, et d’éviter une explosion des inégalités », a ajouté Véronique Hivon.

De son côté, Carole Poirier met en évidence le contraste existant entre la position du PLQ et de la CAQ, et celle du Parti Québécois. « Les libéraux et les caquistes ont la même vision : baisser les impôts et les taxes, quitte à nuire aux services à l’enfance. Quitte à mettre en péril la réussite et l’épanouissement de milliers de jeunes qui n’auraient pas tiré la bonne année de naissance. Nous, nous faisons le pari de la franchise : nous n’allons ni réduire ni augmenter le fardeau fiscal des Québécois. Nous ferons en sorte que l’État conserve sa capacité d’action, afin qu’il puisse épauler chaque jeune dans son cheminement », a‑t‑elle indiqué.

Pour sa part, Dave Turcotte a mentionné qu’« un tiers indépendant, comme le Vérificateur général, sera chargé de veiller au respect et à l’application de la loipar tous les gouvernements qui se succéderont. Plus jamais "compressions" ne rimera avec "éducation". Et plus jamais la sécurité et le développement des enfants ne seront compromis par des décisions administratives. Voilà la preuve tangible que nous voulons faire de la jeunesse en général, et de l’éducation en particulier, la priorité permanente de la nation. »

Enfin, Alexandre Cloutier a souligné que les chiffres dévoilés ce matin par l’Institut du Québec ont de quoi faire réfléchir. « Sur le plan du taux de diplomation après 5 ans, on apprend que le Québec, à 64 %, est bon dernier au Canada. Six points derrière la Saskatchewan, classée avant-dernière. Et 20 points derrière les meneurs. C’est dramatique et inacceptable. Il y a urgence d’agir; il faut, comme le recommande l’étude, absolument conserver les budgets au-dessus de l’inflation et de l’augmentation des coûts des services », a‑t-il conclu.