Lutte contre l'itinérance : le plan d'action du gouvernement libéral ne fonctionne pas
vendredi 25 novembre, 2011
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Québec – « La commission parlementaire sur l’itinérance qui a eu lieu aujourd’hui confirme une chose : le plan d’action du gouvernement libéral ne fonctionne pas. Il est urgent que le Québec se dote d’une véritable politique en matière d’itinérance ».

C’est ce qu’a déclaré le député de Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi, de solidarité sociale et de lutte à la pauvreté, Dave Turcotte, dans le cadre du mandat d’initiative pour faire le point sur le plan d’action gouvernemental en matière d’itinérance. Dave Turcotte était accompagné des députés de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, de Marguerite-D’Youville, Monique Richard, et d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, afin d’entendre la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) et le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ).

L’audition de la ministre Vien en commission parlementaire aura permis de constater jusqu’à quel point elle cherche à nier les faits. « Pendant que la ministre affirme que 80 % des 70 mesures du Plan d’action interministériel en itinérance ont été réalisées ou sont en voie de réalisation, on constate une hausse importante de la demande dans les refuges pour personnes itinérantes », a poursuivi Dave Turcotte.

Le député de Saint-Jean a souligné que le nombre de nuitées a augmenté de 3477 entre 2009-2010 et 2010-2011 dans les refuges pour hommes à Montréal. Du côté des refuges pour femmes, la situation est semblable. Chaque jour, les refuges pour femmes à Montréal doivent refuser l’accès à des dizaines d’entre elles.

Des supports à vélo pour réduire l’itinérance! Dans le document déposé aujourd’hui, le gouvernement soutient que dans sa lutte à l’itinérance, plusieurs collèges et universités ont mis en place des menus santé à prix égal ou inférieur aux autres menus, ils ont favorisé les déplacements actifs (en installant des supports à vélo, des corridors piétonniers, par exemple).

« Ce qui est curieux et gênant, c’est de voir comment le gouvernement libéral cherche à bonifier son bilan avec des choses qui n’ont aucun lien avec le phénomène de l’itinérance. En quoi l’ajout de supports à vélo dans les cégeps et les universités et l’implantation de menus santé contribuent à réduire l’itinérance? », se questionne Dave Turcotte.

Pour le Parti Québécois, il faut travailler en amont en renforçant les initiatives de suivi intensif dans le milieu auprès de personnes souffrant de problèmes chroniques de santé mentale, afin de favoriser leur intégration sociale et économique et de diminuer le risque de nouvelles hospitalisations et d’itinérance. « Le programme du Parti Québécois propose une véritable politique en matière d’itinérance et c’est exactement ce dont le Québec a besoin pour faire une lutte efficace à l’itinérance », a conclu Dave Turcotte.-