L’indépendance agricole : le plan du Parti Québécois pour l’agriculture au Québec
jeudi 6 septembre, 2018
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Le chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée, ainsi que les candidats dans Berthier et Portneuf, André Villeneuve et Christian Hébert, ont dévoilé leurs propositions concrètes pour en arriver à une vraie « indépendance agricole » et rappelé leur soutien indéfectible à la gestion de l’offre. Ainsi, lors d’un point de presse, Jean‑François Lisée a présenté son plan pour soutenir les agriculteurs et les producteurs du Québec.

 

EN BREF
 

Six mesures phares du Parti Québécois pour soutenir et développer l’agriculture :

  • Modifier les paramètres du Fonds d’investissement pour la relève agricole, pour le rendre plus accessible, plus généreux et plus audacieux.
  • Augmenter à au moins 50 % la proportion d’aliments du Québec dans les assiettes de nos institutions publiques.
  • Déplafonner le Programme de crédit de taxes foncières agricoles.
  • Mettre sur pied un bureau de coordination pour les travailleurs étrangers, pour rendre la main‑d’œuvre plus accessible.
  • Adopter une loi visant à contrer l’accaparement des terres agricoles.
  • Accélérer le traitement des dossiers à la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ).
     

Le Parti Québécois a toujours eu un préjugé favorable pour les travailleurs; il en a certainement un pour les travailleurs agricoles! « Le travail des agriculteurs est essentiel, mais difficile. C’est pourquoi nous allons leur donner un immense coup de pouce : nous lancerons le chantier de l’indépendance agricole! C’est-à-dire que nous allons favoriser la relève agricole, développer les fermes familiales, protéger nos terres agricoles et relancer la Politique de souveraineté alimentaire », a précisé Jean-François Lisée.

 

Favoriser la relève agricole et développer nos fermes familiales

Parmi les mesures concrètes présentées aux travailleurs agricoles, deux retiennent particulièrement l’attention de Christian Hébert, qui est lui-même viticulteur. « Le Parti Québécois a réellement compris les enjeux qui touchent un agriculteur comme moi en proposant un FIRA+, un Fonds d’investissement pour la relève agricole plus accessible, plus généreux et, surtout, plus audacieux. Cette idée, combinée à une politique de garantie de prêt plus agressive et à long terme de La Financière agricole, permettra à la relève de transformer ses rêves en projets, et ses projets en succès. Nous pourrons enfin être indépendants financièrement », s’est réjoui le candidat.

 

Le Québec a choisi une agriculture à échelle humaine, indépendante des grosses multinationales. Le Parti Québécois est en partie responsable de ce formidable succès et veut continuer à accompagner les fermes familiales. « Année après année, les producteurs paient de plus en plus de taxes foncières. Nous nous attaquerons à cette situation en compensant les hausses par un déplafonnement du Programme de crédit de taxes foncières agricoles, en exemptant de taxes foncières les zones non productives, qui nécessitent néanmoins d’être entretenues, et en tenant compte des transactions privées pour déterminer la valeur des terres agricoles », a ajouté André Villeneuve, porte-parole en matière d’agriculture pour le Parti Québécois.

 

Au sujet de la pénurie de travailleurs, de l’accumulation de paperasse et de la multiplication des interlocuteurs administratifs, souvent causée par l’inefficacité du gouvernement fédéral, Jean-François Lisée s’est engagé à créer un bureau de coordination de la main-d’œuvre étrangère, pour que les entreprises n’aient à s’adresser qu’à un seul interlocuteur pour accueillir des travailleurs étrangers.

 

Protéger nos terres agricoles

Le Parti Québécois propose également de cultiver l’indépendance du Québec face aux capitaux étrangers, qui dopent la valeur foncière des terres, en déposant une loi contre l’accaparement des terres agricoles. Dans la même veine, Jean‑François Lisée a pris l’engagement de bloquer le projet de dézonage des terrains des Sœurs de la Charité, à Québec, pour qu’ils conservent leur vocation agricole. Il souhaite également accélérer le traitement des dossiers à la CPTAQ, sans pour autant, comme le souhaitent d’autres politiciens, favoriser davantage le dézonage.

 

Relancer la souveraineté alimentaire et avancer vers l’agriculture de demain

« François Gendron a présenté une politique de souveraineté alimentaire qui avait fait consensus. Elle visait à mettre plus de produits de chez nous dans les assiettes des Québécois. Malheureusement, par pure partisanerie, le gouvernement libéral l’a mise aux poubelles. Dès le 1er octobre, le gouvernement du Parti Québécois s’activera pour la relancer. Nous mettrons également en avant une grande campagne de promotion des "Aliments du Québec", qui se déclinera à l’échelle locale et régionale; il y aura désormais des "Aliments de la Montérégie" ou encore des "Aliments de la Mauricie", a par ailleurs indiqué André Villeneuve.

 

« Le gouvernement libéral n’a pas suffisamment montré l’exemple en matière de souveraineté alimentaire. Le gouvernement du Parti Québécois, lui, mettra ses ressources au profit des agriculteurs pour qu’au moins la moitié des produits servis dans les institutions publiques provienne du Québec. Pour les Québécois, c’est une fierté de manger local; à nous, maintenant, d’être à la hauteur », a-t-il poursuivi.

 

« Il y a beaucoup de défis en agriculture, et on a un plan ambitieux pour les relever : un grand chantier pour l’indépendance alimentaire. Pour une véritable culture de l’agriculture, ça prend le Parti Québécois au pouvoir dès le 1er octobre prochain », a conclu Jean-François Lisée.