Limite nordique des forêts attribuables - Une autre tuile s’abat sur l’industrie forestière, gracieuseté des libéraux
jeudi 27 octobre, 2016
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Québec, le 27 octobre 2016 – En compagnie de ses collègues Sylvain Gaudreault, Alexandre Cloutier et Mireille Jean, le porte-parole du Parti Québécois en matière de forêts, Sylvain Roy, a dénoncé l’adoption, par le gouvernement libéral, du rapport sur la limite nordique des forêts attribuables. Cette nouvelle limite causera des milliers de pertes d’emplois partout au Québec, et particulièrement au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« C’est une autre tuile qui s’abat sur les communautés forestières du Québec. Après la surtaxe sur le papier surcalendré et une guerre commerciale avec les Américains qui se profile à l’horizon dans le dossier du bois d’œuvre résineux, voilà qu’on apprend que le gouvernement a établi, par décret, la nouvelle limite nordique, sans consultation ni étude d’impact. C’est dramatique pour nos régions! Avant d’effectuer une telle modification, le ministre doit en évaluer les conséquences sur les emplois et consulter les acteurs de l’économie forestière. L’objectif est d’abord d’établir une limite nordique qui réponde aux préoccupations des travailleurs », a soutenu Sylvain Roy.

« La situation est intenable pour les travailleurs et leur famille. À Kénogami et dans la circonscription du premier ministre, à Dolbeau, deux usines sont déjà aux prises avec des taxes injustes depuis plus d’un an, sur le papier surcalendré. Chaque usine doit débourser plus de un million de dollars par mois! Pourquoi le premier ministre refuse-t-il d’agir, alors que des citoyens de sa circonscription perdent leur emploi? », s’est questionné Sylvain Gaudreault.

« Ce dossier n’est qu’un exemple supplémentaire de l’improvisation des libéraux dans le domaine de la forêt. Rappelons-nous : Québec a nommé un négociateur pour le bois d’œuvre résineux un an trop tard, alors que les Américains et les Canadiens avaient déjà déterminé que des quotas seraient imposés aux entreprises québécoises. Le principal enjeu du Québec, c’était de faire reconnaître que notre nouveau régime forestier satisfaisait aux exigences d’un marché libre. Or, les libéraux du Québec ont échoué à le faire reconnaître par Ottawa », a illustré, pour sa part, Alexandre Cloutier.

« À Chicoutimi, lorsque l’économie forestière va mal, les emplois du domaine des services sont touchés. En juin 2015, le premier ministre a organisé un sommet économique régional, à l’issue duquel on a annoncé la création de deux groupes de travail sur la forêt. Le député de Dubuc, Serge Simard, devait assurer un suivi, mais il a échoué. On en a la preuve, aujourd’hui, avec l’imposition d’une nouvelle limite nordique », a quant à elle déclaré Mireille Jean.