Les patients ne doivent payer ni directement, ni indirectement
mardi 3 mai, 2016
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Recul du gouvernement libéral dans le dossier des frais accessoires

Québec – Après des mois d’objections exprimées sans relâche par le Parti Québécois et Diane Lamarre, sa porte-parole en matière de santé et d’accessibilité aux soins, contre l’imposition de frais accessoires par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ce dernier recule dans le dossier. « Nous n’avons jamais relâché nos protestations, car il s’agit d’une attaque sans précédent contre le régime d’assurance maladie universel, d’une injustice que le ministre a imposée sans aucun appui », a déclaré la députée.

Néanmoins, la vigilance doit être maintenue. Au moment où le ministre de la Santé semble avoir entendu raison, le Parti Québécois tient à le mettre en garde : s’il veut régler le dossier des frais accessoires par une négociation en catimini avec les fédérations médicales, cela ne doit pas se solder par une énième hausse de la rémunération des médecins. « Les patients n’ont pas à payer les frais accessoires. Ni indirectement, par leurs taxes et impôts, ni directement, lorsqu’ils reçoivent des soins en clinique privée, comme c’est le cas actuellement », a insisté Diane Lamarre.

Étant donné que le ministre négocie derrière des portes closes avec les fédérations médicales, la porte?parole dit avoir une réelle crainte que la facture des frais accessoires soit indirectement refilée aux patients, si l’enveloppe de rémunération des médecins devait finalement être augmentée. Or, rappelons qu’au cours de la dernière année, le Vérificateur général a révélé que le ministre, par l’entente sur l’étalement, avait déjà octroyé une hausse additionnelle de 148,5 M$ aux médecins, en plus de leur avoir versé 800 M$ supplémentaires au cours des cinq dernières années. En outre, grâce au ministre Barrette et à sa clause remorque, les médecins toucheront automatiquement un autre 5,25 % de plus, et ce, avant même de commencer à négocier.

« Au Parti Québécois, nous revendiquons depuis des mois que les frais accessoires soient pris à même l’enveloppe dédiée à la rémunération des médecins. Ceux-ci en ont amplement les moyens : entre 2003 et 2015, l’enveloppe en question a augmenté de 134 %, passant de 2,9 à 6,8 G$. Le rattrapage par rapport aux autres provinces est loin derrière nous! », a également soutenu Diane Lamarre.

Souvenons-nous qu’en octobre 2015, la protectrice du citoyen avait affirmé, dans un avis rendu public, que « tout changement qui a pour but de légaliser une facturation directe aux usagers, pour des frais accessoires pour lesquels les médecins participant au régime public sont déjà rémunérés, et pour certains services non couverts par le régime public, constitue une avenue inéquitable ». À la même époque, la députée de Taillon a déposé le projet de loi 491, qui visait à mettre fin à toute forme de surfacturation imposée aux patients et à assurer à chaque Québécois les mêmes chances d’accès aux soins de santé.

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