Les libéraux ne se soucient pas de l'accessibilité aux services pour les personnes handicapées
mardi 28 février, 2012
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Québec – La députée de Matapédia et porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, Danielle Doyer, et le député de Saint-Hyacinthe et porte-parole de l'opposition officielle pour les personnes handicapées, Émilien Pelletier, déplorent la décision des députés libéraux membres de la Commission de la santé et des services sociaux de ne pas se saisir des pétitions portant sur les services pour les personnes handicapées et sur l'accessibilité aux services pour les jeunes adultes de 21 ans avec handicap.

Durant le mois de février, plusieurs pétitions, signées par près de 8000 personnes, ont été déposées à l'Assemblée nationale. Les problèmes de rupture et de diminution de services pour les jeunes adultes de plus de 21 ans sont survenus lorsque le ministère de la Santé et des Services sociaux a demandé aux centres de réadaptation en déficience intellectuelle de réviser leur offre de façon à se concentrer uniquement sur les services de réadaptation. Cette situation a laissé de nombreuses personnes handicapées à la charge de leurs parents plusieurs jours par semaine.

« Les parents doivent se démener pour trouver des ressources pour encadrer leur enfant, comme l'ont dénoncé les pétitionnaires. Les conséquences sur la capacité des parents d'occuper un emploi sont graves et plusieurs parents doivent quitter leur emploi pour s'occuper de leur enfant. Nous devons trouver une solution à cette problématique sans tarder, mais nous n'avons aucune écoute de la part du gouvernement! », s'est insurgée la députée de Matapédia, Danielle Doyer.

« La ministre Dominique Vien doit s'assurer que les centres de réadaptation maintiennent les services pour tous leurs usagers jusqu'à ce que de nouveaux programmes aient été mis en place », a poursuivi la députée.

Pour les députés du Parti Québécois, une intervention est urgente, car de nombreux jeunes avec handicap qui terminent l'école se retrouvent sur une liste d'attente, soit pour avoir accès à un centre de jour ou pour être admis dans des ateliers protégés. Dans l'intervalle, leurs parents se posent la question sur ce qu'ils feront pour continuer à développer leurs acquis et faire partie d'un réseau social.

« Le refus d'entendre les pétitionnaires en commission parlementaire, c'est une manifestation d'indifférence sans précédent de la part des libéraux. C'est un manque d'écoute envers les responsables de la pétition, Mmes Raymonde Faubert et Manon Sauvé, qui ont travaillé à recueillir ces 8000 signatures, et envers les responsables des organismes qui les ont accompagnées au Parlement lors du dépôt. Mais surtout, nous le répétons, c'est un geste d'indifférence envers les personnes handicapées qui vivent de graves problèmes de services », a conclu Émilien Pelletier.