Les libéraux et les caquistes s’allient contre la défense du français
jeudi 7 mai, 2015
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Québec – Le député de Bourget et porte-parole de l’opposition officielle responsable de la Charte de la langue française, Maka Kotto, dénonce le geste du gouvernement libéral et de la Coalition Avenir Québec (CAQ), qui ont voté contre sa motion visant à réaffirmer le caractère essentiel et primordial du français ainsi que la nécessité de modifier la loi pour apporter des correctifs à la Charte de la langue française, à la suite du jugement de la Cour d’appel du Québec concernant la langue d’affichage.

« Le gouvernement libéral adopte la posture de la résignation tranquille, voire de l’indifférence, face à l’érosion de notre langue publique commune. La CAQ, en cette matière, est quant à elle une pâle copie du laisser-aller libéral. C’est incompréhensible. Collectivement, depuis des générations, par notre détermination et nos luttes, nous avons voulu élever la langue française au rang de langue habituelle et, fondamentalement, faire du français la langue commune et normale de notre vie publique. Le combat de la langue française n’est pas achevé; nous en avons la démonstration tous les jours », a déclaré Maka Kotto.

Le député dénonce aussi l’absence totale des libéraux lors du dévoilement, cet après-midi, du buste de Camille Laurin, père de la Charte de la langue française, au parc de la Francophonie. « Personne du gouvernement n’a daigné faire un effort pour rendre hommage au docteur Laurin, celui qui nous a légué la loi 101. Comment les libéraux peuvent-ils prétendre, après cela, souhaiter la protection de notre langue? », a-t-il ajouté.

Le Parti Québécois, seul parti à défendre le français

Maka Kotto déplore également l’apathie de la CAQ en matière linguistique. « Alors même que François Legault a déjà prétendu que son parti était nationaliste et en faveur de la protection du français, il vote contre notre motion. Chaque jour, nous en avons la preuve : PLQ et CAQ, c’est le même combat! », a-t-il poursuivi.

« Le premier ministre le moins nationaliste de l’histoire moderne du Québec admet qu’il n’a aucune intention d’agir afin de modifier la Charte de la langue française et d’assurer que le français soit la langue commune dans tout l’espace public québécois. Or, il est du devoir et de la responsabilité du gouvernement de protéger et de défendre notre langue. La portée de ce jugement est importante : il confirme qu’on peut contourner l’esprit de la loi 101. Le gouvernement québécois doit colmater cette brèche et étendre les dispositions de la Charte pour appliquer le français comme langue du travail aux entreprises de 26 à 49 employés », a conclu le porte-parole.

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