Projet Énergie Est de TransCanada - Les avantages pour le Québec ne sont toujours pas démontrés
jeudi 8 janvier, 2015
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Québec – À la suite de la publication de l’avis de la Régie de l’énergie sur l’approvisionnement en gaz naturel au Québec, notamment sur l’impact du projet d’oléoduc de TransCanada sur celui-ci, le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville, ainsi que le député de Jonquière et porte-parole en matière de développement durable et d’environnement, Sylvain Gaudreault, exhortent de nouveau le premier ministre à défendre les intérêts du Québec en s’opposant au projet de TransCanada.

« En plus des risques énormes qu’il entraînerait pour le Québec sur le plan de l’environnement, la Régie de l’énergie vient confirmer aujourd’hui que le projet Énergie Est serait tout aussi risqué pour l’économie du Québec, nos industries et nos entreprises. En effet, dans sa forme actuelle, le projet ne permet pas d’assurer la disponibilité des infrastructures gazières ni la fiabilité des approvisionnements pour les consommateurs de gaz naturel du Québec », a souligné Bernard Drainville.

Dans son avis, la Régie se dit par ailleurs préoccupée par les coûts associés à la réalisation du projet d’oléoduc de TransCanada, notamment parce qu’ils seront assumés par les consommateurs québécois. Elle note qu’Énergie Est est avant tout conçu pour le bénéfice des producteurs de pétrole, et que le volet gazier du projet introduit des coûts et des risques que les expéditeurs de gaz naturel n’ont pas à supporter.

« La gestion libérale du dossier de TransCanada est extrêmement préoccupante; pensons seulement aux déclarations de Philippe Couillard sur le transport du pétrole bitumineux et la péréquation, au recul effectué sur l’évaluation des gaz à effet de serre, ou aux mauvaises décisions du ministre de l’Environnement, David Heurtel, en ce qui a trait à Cacouna. Le premier ministre doit enfin entendre raison, cesser de placer les intérêts des pétrolières de l’Ouest canadien devant ceux du Québec, se tenir debout et dire non à TransCanada », a ajouté le député de Marie-Victorin.

« Le gouvernement Couillard ne peut attendre que l’Office national de l’énergie ou que le gouvernement Harper, propétrole, prenne la décision à notre place, d’autant plus qu’on a régulièrement pu constater que le fédéral fait ses choix sans tenir compte – allant même parfois à l’encontre – des intérêts de la nation québécoise. Le dossier de l’oléoduc de TransCanada, avec ses impacts négatifs appréhendés sur l’approvisionnement en gaz naturel, est un exemple concret de la nécessité, pour le Québec, d’être le seul à prendre les décisions sur ce qui se passe sur son territoire », a insisté Bernard Drainville.

« À cet effet, le Parti Québécois exhorte le gouvernement à appeler le projet de loi 390 afin d’affirmer la primauté de la compétence environnementale du Québec », a conclu Sylvain Gaudreault.