Les aînés continuent de faire les frais de l’austérité libérale
vendredi 22 mai, 2015
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Québec – Après plusieurs annonces de hausses de tarifs et révélations de situations déplorables impliquant des aînés, le Parti Québécois a convoqué le gouvernement en interpellation pour qu’il s’explique. L’exercice a été mené ce matin, à l’Assemblée nationale, par le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition officielle pour les aînés, Sylvain Rochon, ainsi que le député de Rimouski et porte-parole en matière de lutte à la pauvreté, de solidarité et d’économie sociale, Harold LeBel.

« Nous aurions souhaité, à l’instar de plusieurs groupes, un changement de ton de la part du gouvernement. Les parlementaires doivent pouvoir travailler ensemble pour le mieux-être des aînés du Québec, et ceux-ci n’ont pas à être rationnés pour des motifs budgétaires. En deux semaines, nous avons obtenu deux reculs de la part du gouvernement libéral, soit l’annulation de la hausse des tarifs en CHSLD et l’annulation de la hausse de 600 % du tarif pour le transport adapté et de 87 % pour les repas en centre de jour. C’est un pas dans la bonne direction. Maintenant, le gouvernement doit reculer sur les coupes draconiennes qu’il compte imposer, notamment, à nos aînés, et agir concrètement pour améliorer leur qualité de vie et leur accès à des soins et à des services de qualité », a déclaré Sylvain Rochon.

Pour sa part, Harold LeBel a rappelé que de 2003 à 2011, la proportion de femmes de 65 ans et plus à faible revenu est passée de 3 % à 15 %, et ce, malgré que le Québec se soit doté d’une loi pour lutter contre la pauvreté. « Visiblement, on a une bonne discussion collective à avoir sur la situation de nos aînés, surtout si l’on considère le désengagement de l’État envers eux. Nous l’avons vu récemment avec la fermeture d’une vingtaine de centres de jour et le transfert des services vers le milieu communautaire – déjà débordé et en pénurie de ressources : le gouvernement se décharge de ses responsabilités au détriment, entre autres, de nos aînés, et c’est un précédent très inquiétant », a-t-il soutenu.

« Il est temps qu’on cesse de faire de petites économies sur le dos des aînés, et qu’on fasse une réelle avancée quant à leur qualité de vie. Le gouvernement n’a aucun plan pour faire face au vieillissement de la population; il est pourtant urgent de prendre le virage vers les soins à domicile. Nous invitons le gouvernement libéral à laisser de côté les réformes de structures, les quotas de patients et les coupes budgétaires au profit du développement et de la bonification des soins à domicile, comme le proposait le gouvernement du Parti Québécois », a conclu le député de Richelieu.

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