L'entente sur la présence du Québec à l'UNESCO est une coquille vide
mardi 1 novembre, 2011
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Québec - Alors que le gouvernement libéral tente de faire croire depuis cinq ans que l'entente sur la présence du Québec à l'UNESCO a donné une voix au Québec, le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales et de Francophonie, Alexandre Cloutier, constate que le gouvernement lui-même admet maintenant que le Québec a une présence superficielle à l'UNESCO.

L'article 3.1 de l'accord sur la présence du Québec prévoit que

les gouvernements du Québec et du Canada doivent se concerter sur tout vote, toute résolution, toute négociation et tout projet d'instrument international élaborés sous l'égide de I'UNESCO.
Pourtant, à l'Assemblée nationale aujourd'hui, le ministre Pierre Arcand, répondant à une question du député de Lac-Saint-Jean, a indiqué que la représentante du Québec à l'UNESCO n'avait aucune indication sur la position à défendre concernant la résolution sur l'admission de la Palestine à titre de membre à part entière de l'UNESCO. « Comment le gouvernement libéral de Jean Charest peut-il se vanter d'avoir une voix à l'UNESCO et ne pas prendre position lorsqu'il en a l'occasion? Alors que le gouvernement du Canada vient de retirer son financement à l'UNESCO à la suite de l'admission de la Palestine, le silence du gouvernement du Québec est inquiétant. A-t-il l'intention de dénoncer cette décision du gouvernement du Canada? », a affirmé Alexandre Cloutier.