Le Vérificateur général du Québec doit avoir les coudées franches chez Hydro-Québec
mardi 27 septembre, 2011
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Québec – Le Parti Québécois veut permettre au Vérificateur général du Québec d’avoir un accès libre et entier chez Hydro-Québec.

« L’histoire des compteurs intelligents entreposés dans un local douteux, la multiplication des contrats sans appel d’offres pour l’utilisation d’hélicoptères, l’octroi d’un contrat de 300 millions de dollars sans appel d’offres dont on refuse de dévoiler les détails, voilà de nouveaux faits troublants qui s’accumulent à de nombreux autres et qui justifieraient que le Vérificateur général du Québec puisse enfin avoir un accès total et libre chez Hydro-Québec », a déclaré le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Bernard Drainville.

En mars 2011, par l’entremise du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, le Parti Québécois a déposé le projet de loi 197, Loi modifiant la Loi sur le vérificateur général afin de permettre la vérification intégrée d'Hydro-Québec. Cette orientation a été prise par la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, en décembre 2010 en dévoilant plusieurs mesures pour redonner confiance aux citoyens envers leurs institutions. Cette orientation figure également dans le nouveau programme du Parti Québécois adopté lors du dernier congrès.

Le projet de loi stipule qu'il ne serait plus nécessaire que le conseil d'administration d'Hydro-Québec donne son consentement pour que le Vérificateur général puisse procéder à la vérification des livres et des comptes de la société d'État. « Ce consentement nécessaire fait en sorte que le Vérificateur général n'a jamais pu mettre les pieds chez Hydro-Québec », a signalé le député de Marie-Victorin.

« Le manque de transparence chronique chez Hydro-Québec a forcé le président de l’Assemblée nationale à menacer les dirigeants de la société d’État d’outrage au Parlement. C’est très grave. Le gouvernement libéral doit se rendre à l’évidence que la population souhaite qu’Hydro-Québec soit une société performante et transparente. Le Vérificateur général du Québec peut jouer un rôle crucial », a poursuivi M. Drainville.

Une motion sera donc débattue à l’Assemblée nationale le mercredi 28 septembre, de 15 h à 17 h. Au terme de ce débat, les députés devront voter. « Nous invitons la députation libérale à s’exprimer et à faire confiance au Vérificateur général du Québec », a conclu Bernard Drainville.

Le libellé de la motion est le suivant :

Que l’Assemblée nationale autorise le Vérificateur général du Québec à procéder librement, sans aucune autre autorisation, à la vérification de l’optimisation des ressources d’Hydro-Québec.