Le réseau ferroviaire gaspésien est essentiel pour le Parti Québécois
mercredi 18 janvier, 2012
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Québec – Le député de Johnson et porte-parole de l'opposition officielle en matière de voirie, Etienne-Alexis Boucher, le député de Matane, Pascal Bérubé, et le député de L'Assomption et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement, de développement durable et de parcs, Scott McKay, appuient la démarche des élus, gens d'affaires et citoyens de la Gaspésie pour préserver la voie ferrée gaspésienne.

En effet, aux yeux du Parti Québécois, le lien ferroviaire entre la Gaspésie et le reste du Québec est indispensable pour favoriser son développement économique et pour éviter l'isolement de la région. « Les trains s'arrêtent désormais à 300 km de Gaspé tellement les rails sont en mauvais état. L'ultimatum a été fixé au 31 mars et des mesures doivent être prises d'ici là pour éviter la fermeture du tronçon. La Gaspésie a besoin de ces investissements », a affirmé Pascal Bérubé.

Tous les paliers de gouvernement doivent contribuer à la demande de 93,5 millions de dollars formulée par la Société du chemin de fer de la Gaspésie. « Une véritable politique de développement du transport durable doit assurément prévoir la conservation des emprises et des infrastructures ferroviaires existantes. C'est d'ailleurs prévu dans le programme du Parti Québécois. La diminution du transport routier passe par le développement du principe d'intermodalité, dont le transport ferroviaire est une des pierres angulaires », a souligné de son côté Etienne-Alexis Boucher. Selon ce dernier, il faut préserver nos infrastructures routières et voir à long terme afin que le train occupe une plus grande place, particulièrement dans le transport de marchandises.

Une solution avec des bénéfices verts

Enfin, l'augmentation du transport ferroviaire et son corollaire, soit la diminution du transport routier, doivent s'inscrire dans une stratégie globale de lutte aux gaz à effet de serre. « Au Québec, le secteur du transport routier représente à lui seul 43 % des émissions de gaz à effet de serre. Il est essentiel de diminuer l'impact environnemental du transport des marchandises et des personnes. De surcroît, cela nous permet de nous libérer de notre dépendance au pétrole », a poursuivi Scott McKay.

Rappelant que des millions de dollars sont prévus pour la construction de nouvelles infrastructures dans le Plan Nord du gouvernement libéral, le Parti Québécois souligne la nécessité d'entretenir les infrastructures actuelles. « C'est particulièrement criant en Gaspésie. Pour la sauvegarde du réseau ferroviaire, le gouvernement du Québec doit forcer la main au gouvernement fédéral qui se fait encore une fois tirer l'oreille. Le Québec doit annoncer sa contribution afin d'envoyer le message à Ottawa que la Gaspésie est en attente », a conclu le député de Matane.