Le Québec toujours à la traîne en matière d'accès aux soins de santé : le Parti Québécois propose plusieurs mesures pour améliorer l'accès
lundi 27 juin, 2011
Facebook
Twitter

Québec – « Pour améliorer l’accès aux soins de santé, nous devons mieux soutenir les médecins de famille, développer davantage de groupes de médecine de famille, utiliser au maximum de leurs compétences les pharmaciens ainsi que les autres professionnels de la santé et réduire la bureaucratie. Voilà ce que propose le Parti Québécois pour améliorer l’accès aux soins de santé au Québec », a affirmé d’entrée de jeu la députée de Taschereau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Agnès Maltais, en réaction à l’étude de l'Association médicale canadienne, réalisée en collaboration avec le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et le Collège des médecins de famille du Canada, dont les résultats ont été rendus publics ce matin.

Rappelons que selon ce sondage, c’est au Québec que l’on a le plus de difficulté à être vu par un médecin dans un délai de 24 heures lorsqu’il y a un problème urgent. C’est également au Québec où l’accès est le plus restreint aux soins non urgents à l’intérieur d’une semaine. Enfin, soulignons que ce sondage révèle que c’est au Québec que les médecins utilisent encore en plus grande proportion un dossier médical sur papier seulement.

Poursuivre le développement des groupes de médecine de famille (GMF) et plus de professionnels de la santé en première ligne pour aider le médecin de famille

Afin que les GMF offrent plus de services, le Parti Québécois propose de rendre disponibles des ressources professionnelles additionnelles telles que des psychologues, des nutritionnistes, des inhalothérapeutes et des infirmières.

« En collaboration avec le médecin, ces professionnels de la santé peuvent faire des suivis médicaux auprès des patients. En conséquence, on libère le médecin pour qu’il puisse voir plus de patients », a expliqué la députée de Taschereau.

Donner plus de pouvoirs aux pharmaciens

À maintes reprises, le Parti Québécois a proposé de permettre aux pharmaciens et aux pharmaciennes, à l’intérieur d’un cadre bien balisé, de prescrire, de prolonger et de renouveler les prescriptions de médicaments pour certaines infections bénignes, ainsi que pour certaines maladies chroniques.

« Nous avons 5200 pharmaciens dans plus de 1700 pharmacies sur l’ensemble du territoire québécois. Ailleurs au Canada, les pharmaciens peuvent prolonger, renouveler et parfois, sous certaines conditions, prescrire des médicaments. Depuis un an, nous demandons au gouvernement d’agir en ce sens, mais il reporte toujours l’adoption de cette mesure. C’est pourtant ainsi qu’il faut agir pour améliorer l’accès au réseau de santé et pour faciliter la vie de milliers de familles », a souligné Agnès Maltais.

L’informatisation du réseau de la santé

Malheureusement, le Vérificateur général du Québec nous a confirmé que le dossier de santé du Québec est un échec. Nous devons remettre sur les rails le projet d’informatisation du réseau de la santé et des services sociaux. Il s’agit non seulement d’un enjeu de coûts, mais aussi d’accès aux soins de santé. Selon l’Association médicale du Québec, l’informatisation permet d’économiser 20 % du temps consacré aux patients.

« L’accès aux soins demeure encore difficile. Pourtant, il y a huit ans, le gouvernement libéral avait promis d’éliminer l’attente une fois pour toutes en santé. Les Québécoises et les Québécois ont assez attendu. Le Parti Québécois propose les bons moyens pour améliorer l’accès aux soins de santé partout sur le territoire québécois », a conclu Agnès Maltais.

Bienvenue sur le site du Parti Québécois!

Une de nos propositions pourrait vous intéresser.

Vous voulez en savoir plus?