Le premier ministre refuse de se lever pour condamner les propos de la ministre Rita de Santis
mercredi 25 mai, 2016
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Québec – Le député de Marie-Victorin et leader parlementaire de l’opposition officielle, Bernard Drainville, déplore que le premier ministre ait refusé de se lever pour répondre aux questions concernant les propos inacceptables qu’a tenus la ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis.

« Le premier ministre, lui qui ne cesse de se draper dans la morale, qui ne manque jamais une occasion d’accuser les autres partis de dérive ou de nous taxer d’intolérance, est-ce qu’il considère les propos de sa ministre dignes d’une ministre du gouvernement du Québec? Imaginez si ces paroles avaient été prononcées par un député ou une députée du Parti Québécois ou même de la CAQ; on aurait eu droit à un grand tollé, à de grands et hauts cris, à des demandes de démission. Le premier ministre se serait empressé de parler d’appels à la violence et de discours haineux sur toutes les tribunes. Ce qu’on lui demandait aujourd’hui, c’était de se lever et de reconnaître que sa ministre est allée trop loin. Nous voulions qu’il admette, à tout le moins, un petit malaise. Il ne l’a même pas fait, c’est déplorable », a déclaré Bernard Drainville.

« Chaque semaine apporte son lot de propos controversés de la part de la ministre de Santis. Après avoir qualifié de peanuts l’objectif de financement de 150 000 $ imposé à des ministres libéraux, après avoir cautionné l’idée des militants libéraux de déplafonner les dons à 100 $, voilà qu’elle a de nouveau trébuché, lors d’un événement public, en présence du maire de Montréal. Je la cite, parlant de son enseignante : "Toute personne qui parlerait à un enfant comme elle m’a parlé devrait être tuée, massacrée, jetée je ne sais pas où." Fin de citation. La ministre s’est excusée, c’était la seule chose à faire, mais pourquoi le premier ministre n’est-il pas intervenu aujourd’hui pour reconnaître qu’elle avait dérapé? », a conclu le leader parlementaire de l’opposition officielle.