Le plan du Parti Québécois pour passer de #moiaussi à #plusjamais
mercredi 26 septembre, 2018
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La vice-cheffe du Parti Québécois, Véronique Hivon, ainsi que les candidats Carole Poirier (Hochelaga‑Maisonneuve), Maka Kotto (Bourget), Jennifer Drouin (Sainte-Marie–Saint-Jacques) et Marie-Aline Vadius (Laurier-Dorion), ont présenté le plan du Parti Québécois pour donner une suite concrète au mouvement #moiaussi : le Parti Québécois prendra en compte la réalité des victimes en mettant sur pied, en collaboration avec la magistrature, une chambre spécialisée en matière de violences sexuelles et conjugales.

 

EN BREF

Pour mieux accompagner les victimes, le Parti Québécois s’engage à :

  • Mettre sur pied une chambre spécialisée en matière de violences sexuelles et conjugales.
  • Abolir le délai de prescription en matière civile.
  • Mettre à jour la Loi sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels.
  • Bonifier le financement à la mission des organismes communautaires.
  • Construire 3000 logements sociaux par année, dont une partie sera réservée aux femmes qui ont une réalité particulière.
     

« Le mouvement #moiaussi aura ouvert les yeux de beaucoup de Québécoises et de Québécois. Toutes ces révélations à propos de violences sexuelles vécues au quotidien par nombre de femmes et d’hommes ne peuvent rester sans réponse de la part des élus. Nous souhaitons être à la hauteur du courage de celles et de ceux qui ont brisé le silence, au nom de plusieurs, et témoigné d’une situation intolérable dont l’ampleur a été trop souvent minimisée dans le passé. Et nous allons le faire en leur donnant les outils essentiels pour passer de #moiaussi à #plusjamais », a déclaré Véronique Hivon.

 

Le mouvement a démontré que les victimes sont souvent réfractaires à faire appel au système judicaire, qui leur apparaît mal adapté à leur réalité. « Il faut rétablir la confiance. C’est un des objectifs de notre proposition de créer une chambre spécialisée en matière de violences sexuelles et conjugales au sein de la Cour du Québec. Cette instance serait constituée de juges et de procureurs spécialisés. Elle pourrait développer des règles de pratique qui faciliteraient la prise en compte de la réalité particulière des victimes de violences sexuelles et conjugales, notamment en ce qui concerne les modalités pour le témoignage, l’accompagnement des victimes et la considération de leurs besoins dans le développement des sentences », a ajouté la vice-cheffe.

 

« En raison des blessures psychologiques, les victimes d’agressions sexuelles ont souvent besoin de temps pour se reconstruire et trouver la force de dénoncer leur agresseur. Nous croyons que le temps est venu d’abolir le délai de prescription en matière civile pour que chaque victime puisse obtenir justice. La protectrice du citoyen et le Barreau du Québec ont recommandé eux aussi d’aller dans cette direction, d’ailleurs », a précisé Carole Poirier.

 

« Les associations sont unanimes : ceux et celles qui sont victimes d’un acte criminel n’ont pas le soutien suffisant. Depuis son adoption, en 1970, La Loi sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels n’a jamais fait l’objet d’une mise à niveau globale. Nous entreprendrons ce chantier et donnerons à cette loi un cadre d’application plus humain et plus soucieux des deuils et des douleurs ressentis par les victimes, notamment sur le plan psychologique. Nous reverrons, entre autres, tout l’aspect des délais requis pour présenter une demande, et celui du type de souffrance pouvant être indemnisé », a enchaîné Jennifer Drouin.
 

« Nous avons également pris l’engagement de bonifier le financement à la mission des organismes communautaires de 200 M$. Soulignons, aussi, que des surplus de 40 M$ s’accumulent dans le fonds d’aide aux victimes d’actes criminels. Nous redirigerons cet argent là où il doit aller, soit vers les victimes et les organismes qui les soutiennent », a déclaré Maka Kotto.

 

« De plus, trop souvent, les violences sexuelles et conjugales obligent les victimes à relocaliser leur milieu de vie. En complément aux efforts réalisés par les maisons d’hébergement, nous nous engageons à construire 3000 logements sociaux par année, dont une partie sera réservée aux femmes, afin de faciliter leur relocalisation à long terme », a pour sa part indiqué Marie-Aline Vadius.

 

« Le Parti Québécois a entendu les victimes de violences sexuelles et conjugales : elles veulent plus de justice et une meilleure compréhension de leur réalité. Collectivement, on leur doit une réponse sincère et sérieuse. C’est ce que nous faisons aujourd’hui », a conclu Véronique Hivon.

Bienvenue sur le site du Parti Québécois!

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