Le Parti Québécois veut changer le Québec; le gouvernement libéral préfère le statu quo
vendredi 10 juin, 2011
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Québec – Dressant le bilan de la dernière session parlementaire, entourée de son caucus, la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, regrette que le Québec fasse du surplace. Elle a énuméré plusieurs propositions faites par le Parti Québécois au cours de la dernière session afin d’améliorer l’efficacité de l’État et la qualité de vie des citoyens. Une à une, le gouvernement libéral a préféré les ignorer.

« Nous avons suggéré un prix plafond sur l’essence, comme cela se fait depuis quelques années au Nouveau-Brunswick avec un résultat en faveur des automobilistes; le gouvernement tergiverse. Nous voulons une utilisation accrue du bois québécois dans la construction; le gouvernement refuse d’agir avec vigueur en ce sens. Nous souhaitons une plus grande transparence chez Hydro-Québec afin d’améliorer son efficacité. Nous voulons que le Vérificateur général ait pleinement accès aux livres de la société d’État, sans restriction. Or, le gouvernement libéral refuse. Nous proposons que les pharmaciens aient plus de pouvoirs afin de désengorger les urgences et faciliter l’accès aux soins de santé pour les Québécois; le gouvernement libéral se traîne les pieds. Voilà autant d’exemples qui pourraient améliorer la vie des Québécois, mais le gouvernement ne veut pas », a déclaré Pauline Marois.

Le Parti Québécois veut un véritable débat sur les ressources naturelles et les redevances

La dernière session politique aura été marquée par l’annonce tant attendue du Plan Nord. À l’évidence, ce plan correspond davantage à une campagne d’images pour le premier ministre qu’à un véritable plan de développement. « Tous les projets inclus dans le Plan Nord étaient déjà dans les cartons. Ce que Jean Charest avait semé comme espoir était davantage lié au développement énergétique. Il a échoué, car ce qui a été présenté en la matière sent le réchauffé à plein nez », a indiqué la chef de l’opposition officielle.

Elle a d’ailleurs profité de l’occasion pour indiquer que le Parti Québécois tient à un véritable débat sur les ressources naturelles et les redevances. « Nous souhaitons que les Québécois s’enrichissent, dans le respect des populations et dans le respect du développement durable. Oui, il faut développer le Nord, mais développer le Nord ne veut pas dire le donner. C’est ce que Jean Charest fait actuellement, a dénoncé la chef de l’opposition officielle. Un débat de fond sur une politique responsable de redevances sur nos richesses naturelles est nécessaire et doit s’enclencher rapidement », a-t-elle poursuivi.

Le gouvernement libéral est indifférent face à la crise du système québécois de justice

Elle a réitéré la demande maintes fois répétée d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction, afin notamment de rétablir la confiance des Québécois, mais également pour que le gouvernement cesse de gaspiller des millions de dollars qui tombent actuellement dans les poches de gens malhonnêtes. « Depuis deux ans, le constat est troublant : rien n’a changé. Certes, on a adopté quelques lois, mais elles n’ont rien réglé. Pire, le système québécois de justice est en crise, les suivis à l’Opération SharQc et la loi matraque sur les procureurs et les juristes de l’État l’illustrent parfaitement, malheureusement. Maintenant, pour rétablir la confiance, en plus d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction, il faut remplacer l’actuel ministre de la Justice », a répété Pauline Marois.

Un maigre résultat législatif

Pour sa part, le député de Chicoutimi et leader de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, remarque que les projets de loi adoptés ne révolutionneront pas le Québec. Il note cependant que certains projets de loi ont été curieusement abandonnés. « Alors que Jean Charest nous promettait de faire adopter en priorité tous les projets de loi reliés à l’éthique au cours de la présente session parlementaire, il a délibérément laissé tomber deux projets de loi concernant la Loi électorale et particulièrement celui concernant le financement des courses à la chefferie. C’est curieux! », a noté M. Bédard. Il déplore également que le gouvernement libéral ait dupé les citoyens des régions, préoccupés par le redécoupage de la carte électorale. « Ça saute aux yeux que la défaite libérale dans Kamouraska-Témiscouata a déplu à M. Charest qui préfère aujourd’hui les abandonner. Or, le problème est pourtant réel et il est logique que l’on discute, sans partisanerie, de l’opportunité d’intégrer le concept de l’occupation dynamique du territoire. Les libéraux ont donc choisi la partisanerie au détriment de la défense des régions du Québec », se désole Stéphane Bédard.

Les grands oubliés du gouvernement libéral

La chef de l’opposition officielle constate avec inquiétude que le gouvernement libéral a fait de nombreuses victimes au cours des derniers mois. « Les étudiants connaissent une hausse démesurée des frais de scolarité; les familles n’auront pas les places en CPE promises par le Parti libéral; les agriculteurs traversent une crise sans précédent et le gouvernement ferme les yeux; les aînés devront encore patienter dans des conditions parfois inhumaines avant que le gouvernement agisse rapidement et avec vigueur. Les seuls qui reçoivent l’attention du gouvernement libéral de Jean Charest sont encore une fois les amis du régime. Il est temps que ça change : le Québec mérite mieux », a conclu Pauline Marois.

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