Le Parti Québécois s'inquiète du transport de matières dangereuses dans la circonscription de Jean-Talon
mardi 12 mai, 2015
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Québec – La députée de Vachon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Martine Ouellet, la députée de Taschereau et porte-parole pour la région de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d'énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville, et le candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Jean-Talon, Clément Laberge, s'inquiètent de la sécurité des citoyens de Jean-Talon et constatent que le gouvernement libéral est encore aux abonnés absents lorsqu'il est question de défendre les intérêts des citoyens de Jean-Talon et du Québec face au manque de considération du gouvernement fédéral.

« Si un nouveau port pétrolier s'installe au Port de Québec, des centaines de wagons-citernes passeront au cœur de la circonscription de Jean-Talon. La ville de Québec ne doit pas se transformer en autoroute pour l'exportation du pétrole des sables bitumineux. Transports Canada a été blâmé par de nombreux rapports pour son laxisme en matière de sécurité et, pendant ce temps, le gouvernement libéral est à genoux devant le fédéral. Un BAPE doit absolument se pencher sur le projet du Port de Québec pour que les gens de la région puissent s'exprimer », a déclaré Martine Ouellet.

« Les ministres Heurtel et Hamad refusent de confirmer s'il y aura des consultations du BAPE sur le projet du Port de Québec, et ils prétendent que les lois du Québec s'appliqueront… trouvez l'erreur! Seul un organisme crédible comme le BAPE peut évaluer le projet et permettre aux gens de s'exprimer. Il faut consulter notre monde de façon indépendante. Pour les libéraux, un BAPE pour le port pétrolier de Cacouna, c'est bon, mais un BAPE pour un port pétrolier à Québec, on verra. Soyons sérieux! », a poursuivi Agnès Maltais.

« Au cours des derniers mois, plusieurs projets ont démontré la capacité limitée du Québec à exercer sa pleine souveraineté sur le plan environnemental. En réponse à cela, le 3 décembre dernier, mon collègue Sylvain Gaudreault a déposé un projet de loi qui affirme la primauté de la compétence environnementale du Québec. Pour le Parti Québécois, c'est tout naturel que les Québécois aient le plein contrôle de ce qui se passe sur leur territoire. Malheureusement, le gouvernement libéral de Philippe Couillard se refuse à défendre nos intérêts face au gouvernement du Canada », a ajouté Bernard Drainville.

« Il ne s'agit pas d'alarmer les citoyens, mais de les informer que le projet du Port de Québec les concerne très directement. Je pense que c'est le rôle d'un député d'être aux côtés de la population devant les risques qui pourraient l'affecter. Le candidat de la CAQ ne semble même pas au courant. Quant au Parti libéral, qu'a-t-il fait jusqu'à présent? Je mets Sébastien Proulx au défi de dire à la population s'il a l'intention de s'opposer au transport du pétrole destiné à l'exportation dans Jean-Talon », a conclu Clément Laberge.