Le Parti Québécois s’engage pour les travailleuses et les travailleurs
samedi 29 mars, 2014
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Montréal – La première ministre du Québec et chef du Parti Québécois, Pauline Marois, a présenté ce matin les engagements du Parti Québécois en matière de travail.

« Le premier droit des travailleurs québécois, c’est de pouvoir exercer leur métier en français. Il y a un seul moyen d’empêcher un recul du français : se donner un gouvernement qui comprend et qui assume la responsabilité historique de protéger et de promouvoir la langue française au Québec », a déclaré la première ministre.

« Depuis le milieu des années 70, les changements majeurs aux lois du travail, pour améliorer les droits individuels et collectifs des travailleurs, assurer une véritable reconnaissance du droit d’association ou mettre en place de nouvelles institutions du travail, ont tous été initiés et votés sous des gouvernements du Parti Québécois. Nous voulons continuer d’améliorer les droits individuels et collectifs des travailleurs au cours des quatre prochaines années », a poursuivi Pauline Marois.


Modernisation de la législation sur la sécurité et la santé du travail

Un gouvernement du Parti Québécois propose des engagements précis en vue d’actualiser certaines lois ou réglementations afin de mieux répondre aux nouvelles réalités du travail. Les lois sur la sécurité et la santé du travail seront bonifiées.

« Notre priorité, ce sera de bonifier la législation en matière de santé-sécurité. Les fondements de la Loi sur la santé et la sécurité du travail sont toujours pertinents. Mais, après plus de 30 ans d’application, une vaste proportion des travailleurs ne sont toujours pas couverts par des mécanismes de prévention. La liste des maladies reconnues n’a pas évolué, la réglementation n’a pas suivi le rythme non plus. Nous porterons une attention particulière aux travailleurs de la construction, qui représentent 5 % de la main-d’œuvre québécoise, mais qui sont victimes de 25 % des décès causés par un accident de travail ou une lésion professionnelle. Il faut s’en occuper », a ajouté la première ministre.

Protection des travailleuses domestiques

Par ailleurs, un gouvernement du Parti Québécois portera une attention particulière aux travailleuses et aux travailleurs dont les conditions sont précaires et qui sont parfois très vulnérables.

« Nous devons mieux protéger les travailleuses domestiques. Il faut améliorer le sort de ces travailleuses, qui ont été laissées à elles-mêmes trop longtemps », a poursuivi Pauline Marois.

Pour ce faire, le Parti Québécois assurera l’admissibilité au régime québécois de santé et de sécurité du travail à cette catégorie de salariés, adaptera des droits et obligations des employeurs aux particularités de ce type de travail et assurera un accès à des recours lors d’un congédiement.

Encadrer les agences de placement de personnel temporaire

Un gouvernement du Parti Québécois mettra également en place des mesures pour encadrer les agences de placement de personnel temporaire. En 2010, on dénombrait 973 agences de placement de personnel temporaire au Québec, une hausse de 101,9 % par rapport à l’an 2000.

« Les mesures que nous proposons permettront de mieux encadrer le travail au noir et de combattre l’exploitation de personnes vulnérables. Nous soutiendrons une meilleure application des lois du travail pour des milliers de travailleuses et de travailleurs », a ajouté Pauline Marois.

Assurer la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées

Le gouvernement a fait un travail rigoureux pour assurer la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées. Le travail de la ministre Agnès Maltais a été reconnu par la grande majorité des intervenants. Ainsi, nous continuerons la mise en œuvre du plan d’action gouvernemental Vers des régimes de retraite équitables et durables.

Des consultations pour étudier la modernisation du Code du travail

Sur un horizon de quatre ans, un gouvernement du Parti Québécois engagera des consultations auprès des partenaires syndicaux et patronaux quant à l’opportunité de procéder à la modernisation du Code du travail.

« Il n’est pas question pour nous d’ouvrir le Code du travail pour réduire les droits individuels et collectifs des travailleurs, ni les rôles et prérogatives des organisations syndicales qui y sont reconnues. Entre-temps, un gouvernement du Parti Québécois tiendra compte de tout consensus formel des parties concernant certains articles de ce code », a déclaré Pauline Marois.

Il nous faut les moyens d’agir

« Le Québec s’appuie sur un modèle unique, dans lequel les travailleurs et les employeurs dialoguent pour assurer la bonne entente dans les milieux de travail. Ce modèle existe grâce au Parti Québécois. Nous allons continuer notre travail en mettant en place des mesures concrètes pour appuyer tous les travailleurs », a conclu la chef du Parti Québécois.

Nous avons un plan et l’équipe pour réussir. Aujourd'hui, il est temps de nous donner les moyens d'aller plus loin encore.