Le Parti Québécois réclame justice au nom de tous les citoyens du Québec
dimanche 16 septembre, 2018
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Le chef et la vice-cheffe du Parti Québécois, Jean‑François Lisée et Véronique Hivon, ainsi que les candidats Sylvain Gaudreault (Jonquière), Jean-Martin Aussant (Pointe‑aux-Trembles), Jonathan Carreiro-Benoit (Gatineau), Yves Destroismaisons (Papineau), Blake Ippersiel (Chapleau), Marysa Nadeau (Hull) et Marie‑Claire Nivolon (Pontiac), ont lancé un message clair au fédéral : un gouvernement du Parti Québécois exigera la juste part du Québec afin de mettre fin à une décennie d’injustice économique.

EN BREF

  • Le Parti Québécois est déterminé à réclamer la juste part du Québec des investissements fédéraux.
  • Le Québec est perdant dans les investissements structurants et dans les achats annuels. Ça ne peut plus durer!

« Ce matin, nous sommes venus donner un préavis au gouvernement fédéral : nous ne tolérerons plus l’injustice. Le Québec, depuis des lustres, ne reçoit pas sa juste part des dépenses fédérales. Annuellement, tous comptes faits, nous sommes en déficit de quelque 2,6 G$, l’équivalent d’environ 14 000 emplois », a déclaré Jean‑François Lisée.

Investissements structurants, environnement… injustices flagrantes

« Si on compare ce que le fédéral a investi dans le ROC avec ce qu’il a investi au Québec, on ne peut qu’être désagréablement surpris. Lors de la pire crise forestière de notre histoire, le fédéral versait 13 G$ en investissements dans l’automobile en Ontario, contre seulement quelques centaines de millions pour la forêt au Québec. À cela s’est ajouté une somme de 1 G$ provenant du Fonds d’innovation pour le secteur de l’automobile, totalement distribuée en Ontario, alors que le Québec avait contribué à ce fonds à hauteur de près de 200 M$. De plus, les provinces de l’Atlantique ont reçu 75 M$ pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Le Québec? Zéro dollar. Et des épinettes, et des tordeuses, nous en avons certainement autant qu’en Nouvelle-Écosse », a enchaîné Véronique Hivon.

Jean-Martin Aussant y est allé d’illustrations tout aussi concrètes. « Dans le dossier des chantiers navals, le Québec subit le pire détournement de fonds de son histoire. Sur 100 G$, en toute justice, notre part se chiffre à 20 G$. Où sont nos 20 G$, Monsieur Trudeau? Et qu’en est-il des 9,2 G$ en garanties de prêt qu’Ottawa a consentis au projet Muskrat Falls, à Terre-Neuve, qui entre directement en compétition avec Hydro‑Québec? N’est-ce pas une injustice patente? », a-t-il dénoncé.

Sylvain Gaudreault a ensuite évoqué plusieurs litiges environnementaux qui perdurent. « Le fédéral fait payer au Québec 1 G$ pour la nationalisation du pipeline de Kinder Morgan, dans l’Ouest canadien. De plus, il a autorisé les projets d’aéroport à Neuville et à Mascouche, et ce, contre la volonté des instances locales, soucieuses de protéger l’environnement. Le Québec – notamment nos entreprises innovantes du secteur de l’électrification des transports – doit aussi obtenir sa juste part du Fonds d’innovation pour le secteur de l’automobile. De même en ce qui concerne les fonds fédéraux visant l’installation de bornes électriques de recharge rapide. Et qui nous dit que le projet Énergie Est, qui menace 860 de nos cours d’eau, ne sera pas éventuellement relancé? », a-t-il soulevé.

« Sous Philippe Couillard, le Québec a été dans une position de grande faiblesse face à Ottawa. François Legault ne fait pas plus le poids devant les trudeauistes. Le rapport de force du Québec au sein du Canada n’est jamais aussi fort que lorsque le Parti Québécois est au pouvoir », a conclu Jean‑François Lisée.

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