Le Parti Québécois propose un bouquet de mesures pour donner plus de pouvoir aux citoyens
jeudi 16 février, 2012
Facebook
Twitter

Québec – « C'est un bouquet de mesures démocratiques que propose le Parti Québécois pour redonner confiance à la population dans ses institutions. Dès son arrivée au pouvoir, un gouvernement du Parti Québécois s'engage à mettre de l'avant cinq mesures pour donner plus de pouvoir aux citoyens. »

C'est l'assurance que donne la chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, en prenant l'engagement d'établir des élections à date fixe, de limiter les dons aux partis politiques à 100 dollars, d'accroître les pouvoirs du Vérificateur général, de donner à la population un droit d'initiative populaire et de nommer un directeur parlementaire du budget.

Des élections à date fixe

Pour mettre fin au pouvoir absolu du premier ministre d'être le seul à avoir la prérogative de déclencher une élection, trop souvent en fonction d'intérêts partisans comme s'apprête à le faire Jean Charest, un gouvernement du Parti Québécois déposera un projet de loi instituant des élections à date fixe dès son entrée en fonction.

« Le Québec tiendra alors des élections générales à une date prédéterminée comme le font les États-Unis, la France, le Canada et huit provinces canadiennes. Jean Charest est contre les élections à date fixe. Il préfère garder le pouvoir pour déclencher l'élection au moment qui le servira le mieux en fonction de ses intérêts et non de ceux des Québécois, a expliqué Pauline Marois, en mentionnant que des élections à date fixe feraient économiser des milliers de dollars aux citoyens. La responsabilité du Directeur général des élections d'être toujours prêt pour un déclenchement électoral a un coût important. »

Le plafonnement des dons aux partis politiques

Dès son entrée en fonction, un gouvernement du Parti Québécois déposera un projet de loi visant à limiter l'influence de l'argent au sein des partis politiques. Le financement des partis politiques deviendra essentiellement public. Le don maximum à un parti politique sera de 100 dollars, excluant les frais d'adhésion, tandis que le crédit d'impôt pour contribution politique sera éliminé.

Cette réforme permettra de contrer le cynisme en levant les soupçons de la population par rapport au financement des partis politiques et de pousser plus loin la grande réforme de René Lévesque. Le Parti Québécois est la formation politique qui a posé le plus de gestes pour assainir nos mœurs politiques. Avec la réforme proposée, personne ne pourra « acheter » de l'influence avec un don de 100 dollars ni donner l'apparence de le faire.

Des pouvoirs accrus pour le Vérificateur général Un gouvernement du Parti Québécois étendra le mandat du Vérificateur général du Québec à toutes les sociétés d'État. Le gouvernement ajustera son budget en conséquence. « Cette réforme permettra une transparence accrue dans la gestion des sociétés d'État », a signalé le leader de l'opposition officielle, Stéphane Bédard.

Le droit d'initiative populaire

Dès son entrée en fonction, un gouvernement du Parti Québécois modifiera la Loi sur la consultation populaire afin de baliser le droit d'initiative. Cette modification fera l'objet de consultations auprès de la population.

De grands principes devraient guider l'encadrement de ce droit dont le respect de la Charte des droits et libertés de la personne, de la future charte de la laïcité et la future constitution du Québec. Toutes questions fiscales devraient être exclues de ce droit d'initiative. Pour déclencher la tenue d'un référendum, le registre devrait compter les signatures dûment enregistrées d'au moins 15 % de la population, soit environ 850 000 personnes. Les campagnes de signatures devraient se dérouler dans le cadre de règles de financement claires.

« L'instauration du droit d'initiative populaire est un outil démocratique puissant qui offre aux citoyens une nouvelle façon de s'exprimer et d'initier des débats. Il s'agit de donner la possibilité aux Québécois de se faire entendre à l'extérieur des périodes électorales et non seulement aux quatre ans, et pour le gouvernement, il s'agit de la meilleure façon de rester à l'écoute des besoins de la population », a insisté Pauline Marois.

Un directeur parlementaire du budget

Un gouvernement du Parti Québécois dotera l'Assemblée nationale d'un directeur parlementaire du budget. Son mandat sera de présenter annuellement à l'Assemblée nationale une analyse indépendante sur l'état des finances publiques, le budget de dépenses du gouvernement et de ses sociétés d'État ainsi que les tendances de l'économie nationale. Cette réforme permettra d'éviter le traficotage du portrait des finances publiques auquel nous a habitués le gouvernement libéral. Avec cette transparence accrue, les débats autour des finances publiques seront plus rigoureux.

« Pour redonner confiance à la population dans ses institutions politiques, le Parti Québécois propose des mesures concrètes et audacieuses. Non seulement nous nous engageons à instaurer ces réformes, mais nous nous engageons également à respecter notre parole », a conclu Pauline Marois.

Vous pouvez visionner le message de la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, à l'adresse suivante : http://go.pq.org/6d5.

Bienvenue sur le site du Parti Québécois!

Une de nos propositions pourrait vous intéresser.

Vous voulez en savoir plus?