Le Parti Québécois engagé à atteindre la parité
mardi 24 avril, 2018
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Québec, le 24 avril 2018 – Dans le cadre de l’événement En marche pour la parité, organisé par le Groupe Femmes, Politique et Démocratie, le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, la vice-cheffe et porte-parole en matière de famille et de justice, Véronique Hivon, ainsi que la porte-parole en matière de condition féminine, Catherine Fournier, ont présenté les engagements du Parti Québécois pour atteindre la parité à l’Assemblée nationale et dans les sphères de décisions politiques.

 

 
EN BREF

  • Un gouvernement du Parti Québécois aura un conseil des ministres paritaire dès octobre 2018.
  • Il s’engage à ce qu’une loi sur la parité soit déposée, débattue et adoptée à temps pour les élections de 2022.
  • Cet engagement est indépendant de la réforme du mode de scrutin, pour laquelle il s’est aussi engagé.
  • Le Parti Québécois est également en faveur de la mise en place d’un congé de maternité et de paternité pour les députées et les députés; il demande à l’Assemblée nationale de mettre en place un comité pour en étudier les modalités.

 

« Chaque fois que le Québec agit pour améliorer la condition des femmes, pour plus d’égalité, c’est toute la société québécoise qui progresse. Nous nous sommes engagés à ce que notre prochain conseil des ministres soit paritaire, et nous visons la parité, aussi, au sein des conseils d’administration des organisations publiques. En ce qui concerne les élus de l’Assemblée nationale, faut-il, pour enfin atteindre la parité, une loi, comme le propose le Groupe Femmes, Politique et Démocratie? La réponse du Parti Québécois est oui. Il faut une loi qui prendra effet pour l’élection de 2022. J’en prends l’engagement devant vous aujourd’hui : élu le 1er octobre prochain, notre gouvernement déposera un projet de loi sur la parité. De quelle loi s’agira-t-il? Devra-t-elle reprendre exactement ce que vous nous proposez, en fixant une obligation aux partis? Devra-t-elle plutôt introduire des conditions qui inciteront les partis à l’atteinte de l’objectif et qui feraient payer un prix, politique ou autre, à ceux qui n’y arriveront pas? Le débat reste ouvert au sein de notre parti, comme il l’est au sein de la société », a déclaré le chef de l’opposition officielle.

 

Jean-François Lisée a précisé que le résultat de l’élection de 2018 et celui de l’effort considérable déployé par les partis cette année pour atteindre la zone de parité donneront des éléments supplémentaires pour nourrir la réflexion et guider la rédaction de cette grande loi. L’engagement pour la parité électorale pourrait aussi se combiner avec l’outil démocratique supplémentaire que le Parti Québécois compte offrir pour 2022, soit un scrutin proportionnel mixte, régionalisé. Ces deux réformes, sur la parité et sur le mode de scrutin, feront avancer sur le chemin d’une démocratie nettement plus représentative. Le Québec est prêt à franchir ces pas.

 

« La société québécoise a fait de grands pas vers l’égalité entre les femmes et les hommes : pensons entre autres à la Loi sur l’équité salariale, aux congés de maternité pour les conseillères municipales, à la perception automatique des pensions alimentaires, au programme L’égalité pour toutes les Québécoises, aux centres de la petite enfance, à l’élection de la première femme première ministre... Toutefois, nous devons faire des pas additionnels. C’est pourquoi nous nous prononçons dès maintenant en faveur de la mise en place d’un congé de maternité et de paternité pour les députées et les députés. Nous demandons à l’Assemblée nationale de mettre sur pied un comité pour que les parlementaires puissent, tous ensemble, en étudier les modalités », a ajouté Véronique Hivon.

 

« Aujourd’hui, nous nous engageons fermement pour la parité dans les sphères de pouvoir et à l’Assemblée nationale. Je salue le travail du Groupe Femmes, Politique et Démocratie; sa proposition est audacieuse, et nous l’accueillons avec enthousiasme. Le prochain gouvernement du Parti Québécois s’engage à faire d’autres pas déterminants. Nous les ferons, avec toute la société, pour atteindre une véritable parité, une véritable égalité », a conclu Catherine Fournier.