Le Parti Québécois dénonce le recours à un traducteur pour obtenir des soins de santé en français à Montréal
jeudi 29 mars, 2012
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Québec – « Il est totalement inadmissible qu'un francophone soit obligé de recourir aux services d'un préposé privé francophone parce qu'il est incapable d'obtenir des soins en français de la part des préposés d'un hôpital au Québec ». C'est ce qu'a déclaré la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, informée d'une plainte déposée par un citoyen montréalais francophone qui a été contraint d'assumer le coût d'un préposé privé francophone pour soigner sa mère dans un hôpital à Montréal.

Recevant des soins de longue durée à l'Hôpital Royal Victoria et en attente de transfert, une dame âgée est incapable de se faire soigner en français, une situation vécue par plusieurs patients. Selon cette plainte, cette situation est connue des dirigeants de l'hôpital, mais aucun changement n'a été fait. Ainsi, du personnel soignant unilingue anglophone est mis en relation avec des patients francophones.

« Cette situation n'est pas uniquement une question de langue, mais également de dignité et de sécurité », a ajouté Carole Poirier.

Le ministre Bolduc commet deux erreurs

La députée de Taschereau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Agnès Maltais, a été estomaquée d'entendre le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, affirmer à l'Assemblée nationale que le Québec dispose d'hôpitaux anglophones. « C'est faux. Le ministre ne connaît pas la loi. Tous les établissements doivent offrir les services en français. La loi permet l'accès aux services de santé en anglais, mais il n'y a aucun hôpital anglophone au Québec. Il y a une grave dérive et le ministre de la Santé doit agir pour rappeler à l'ordre les dirigeants du Royal Victoria », a poursuivi Agnès Maltais.

Il était tout aussi surprenant d'entendre le ministre dire qu'un francophone a le droit de se faire soigner en français s'il en fait la demande. « On n'a pas à faire la demande, cela doit être automatique. Le ministre Bolduc doit rapidement réclamer un portrait de la situation linguistique du personnel médical à Montréal », a-t-elle ajouté.

Une dérive inacceptable

Pour le député de Drummond et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet, ce cas démontre bien la passivité du gouvernement libéral et de la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, à protéger le français au Québec comme langue commune. « Quand un ministre du gouvernement affirme qu'il y a des hôpitaux à Montréal qui sont anglophones, nous avons la plus grande illustration que nous sommes bien dans une dérive linguistique », a conclu Yves-François Blanchet.

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