Le Parti Québécois défend l'accessibilité aux études supérieures
mardi 8 novembre, 2011
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Québec – L’Assemblée nationale devra voter sur une motion déposée par le Parti Québécois afin de rappeler l’importance qu’il accorde au principe de l’accessibilité aux études supérieures.

« La hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement libéral est abusive et inacceptable. Elle sera un frein majeur à des milliers d’étudiants qui souhaitent obtenir un diplôme qui les conduira sur le marché du travail. C’est tout le Québec qui sera affaibli par cette hausse », a déclaré la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, de prêts et bourses, de recherche, de technologie et d’innovation, Marie Malavoy.

La députée dénonce le manque de courage du gouvernement libéral qui préfère pelleter les problèmes financiers des universités dans la cour des étudiants. « Au cours des derniers mois, nous avons tous été témoins des dépenses et des bonis extravagants de plusieurs dirigeants des universités. Malgré que la ministre Beauchamp ait dénoncé ces pratiques, elle ne fait rien pour les sanctionner et veut faire payer les étudiants pour ces mauvaises décisions », a-t-elle ajouté.

Pour sa part, le député de Terrebonne et porte-parole de l’opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy, estime que la hausse draconienne des frais de scolarité est injuste pour la génération actuelle. « La ministre ne cesse de répéter que les étudiants paieront leur juste part alors qu’elle leur fait payer les décisions prises au cours des 43 dernières années. Moi, je n’appelle pas ça une juste part, mais plutôt une injuste part, c’est une hausse de 1625 $ sur cinq ans qui aura des conséquences négatives pour de nombreux jeunes. Nous ne pouvons pas laisser passer ça, le gouvernement doit reculer », a exigé Mathieu Traversy.

Le Parti Québécois estime donc que les défis financiers des universités ne sont pas seulement la responsabilité des étudiants, mais de toute la société. « Nous avons une obligation comme société d’offrir une meilleure accessibilité aux études supérieures et ce n’est pas en imposant une hausse des droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans que nous y parviendrons. Le gouvernement doit revenir sur sa décision », a conclu la députée Marie Malavoy.

Les députés de l’Assemblée nationale devront donc se prononcer, le mercredi 9 novembre, sur la motion suivante, au terme d’un débat qui aura lieu entre 15h et 17h:

Que l’Assemblée nationale exige du gouvernement libéral qu’il renonce à la hausse des frais de scolarité annoncée pour l’automne 2012; qu’il gèle les frais de scolarité jusqu’à la tenue d’un sommet sur l’enseignement supérieur et l’adoption d’une loi-cadre sur les droits de scolarité et les autres frais afférents qui visera à diminuer l’endettement étudiant, qui tiendra compte de la capacité de payer des étudiants et qui préservera l’accessibilité économique et l’accessibilité régionale.

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