Le Parti Québécois appuie la suspension des audiences de l’ONÉ
dimanche 28 août, 2016
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Québec, le 28 août 2016 – Le député de Sanguinet et porte-parole du Parti Québécois en matière d’économie, d’énergie et de ressources naturelles, Alain Therrien, le député de Terrebonne et porte-parole en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière de relations Québec-Canada, Stéphane Bergeron, appuient la demande du maire de Montréal, Denis Coderre, afin que soient suspendues les audiences de l’Office national de l’énergie (ONÉ) à propos du projet Énergie Est de la compagnie TransCanada.

« En cachant le fait que Jean Charest a fait du lobbying auprès d’Ottawa pour le compte de TransCanada, les commissaires de l’ONÉ ont fait perdre toute crédibilité à cet organisme fédéral. Le processus d’évaluation est visiblement truffé d’irrégularités; qu’attend Philippe Couillard pour les dénoncer? Les libéraux cautionnent-ils toujours les activités secrètes de lobbying de leur ancien chef? Il n’y a pas d’autre solution : le gouvernement du Québec doit lancer son propre processus d’évaluation du projet Énergie Est », estime Alain Therrien.

« Ne l’oublions pas : ce projet est loin d’avoir gagné la partie sur le plan de l’acceptabilité sociale. Il comporte d’énormes risques environnementaux et sur le plan de la sécurité pour le Québec. En contrepartie, la population québécoise n’en retirera pratiquement aucun bénéfice; Énergie Est n’a même pas comme objectif de l’alimenter en pétrole! Il est impensable que les Québécois n’aient pas voix au chapitre dans un dossier aussi capital pour leur avenir collectif », a pour sa part insisté Mathieu Traversy.

« Cela a été démontré maintes fois : on ne peut pas se fier à l’ONÉ. Ni pour mener l’exercice d’évaluation en toute transparence, ni pour tenir compte des intérêts des Québécoises et des Québécois. De plus, c’est nous qui verrions notre territoire mis à risque. C’est pourquoi l’ultime décision concernant Énergie Est doit être prise par les Québécois et par eux seuls », a résumé Stéphane Bergeron.