Le Parti Québécois accepte la proposition de la Coalition pour le maintien des comtés en région afin de prolonger la suspension du processus de délimitation de la carte électorale
mardi 3 mai, 2011
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Québec – Le député de Chicoutimi, leader de l’opposition officielle et porte-parole en matière de réforme des institutions, Stéphane Bédard, et les députés du Parti Québécois des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie acceptent la proposition de la Coalition pour le maintien des comtés en région de prolonger au-delà du 30 juin prochain la suspension du processus de délimitation de la carte électorale prévue à la loi 132.

« Le constat est assez éloquent et partagé par la majorité : le projet de loi 19 ne répond pas aux attentes et ne règle pas le problème sur une base permanente. La solution doit être durable, pas uniquement pour une élection. C’est ce que nous disons depuis longtemps et c’est exactement ce que la Coalition demande également. Pour ce faire, nous devons tenir dans les plus brefs délais une commission parlementaire pour revoir les critères de la Loi électorale », a déclaré Stéphane Bédard.

Le Parti Québécois et la Coalition partagent la même préoccupation à l’effet que cette commission parlementaire se penche sur le principe de l'occupation dynamique du territoire et la juste représentation des circonscriptions rurales et urbaines. « L’urbanité et la ruralité sont présentes dans toutes les régions du Québec. Il s’agit pour nous d’un critère qui permettrait le maintien du poids politique de notre région et de toutes les régions du Québec », a rappelé le député de Matane, Pascal Bérubé.

« La Coalition offre au ministre de la Réforme des institutions démocratiques, Pierre Moreau, de se sortir du coin. Il doit entériner cette offre et repousser le délai du 30 juin. Les parlementaires doivent se réunir cet automne, dans un climat serein, afin de parvenir à une solution durable », a poursuivi le député de Kamouraska-Témiscouata, André Simard.

« Les citoyens du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie veulent de la sincérité et une volonté réelle de protéger le poids des régions du Québec de façon durable », a soutenu le député de Rimouski, Irvin Pelletier.

Rappelons qu’une entente était intervenue pour tenir les consultations sur les critères suivants :

  • intégrer le principe de représentation effective des régions à l’article 14 de la Loi électorale;
  • ajouter aux critères de la Loi électorale l’occupation dynamique du territoire en lui conférant une valeur prépondérante (art.15);
  • ajouter un autre critère recommandant que la délimitation des circonscriptions soit cohérente, dans la mesure du possible, avec la délimitation des MRC et des régions administratives (art.15);
  • que le nombre moyen d’électeurs soit différent, qu’il s’agisse d’une circonscription rurale ou urbaine (art.16);
  • augmenter le nombre de circonscriptions de 125 à 128 (demande libérale).

« Aujourd’hui, la balle est dans le camp du premier ministre du Québec, Jean Charest. Il doit, au minimum, autoriser son ministre à dire oui à cette demande », a conclu la députée de Matapédia, Danielle Doyer.