Le Parti libéral remet en cause les élections à date fixe
vendredi 7 juin, 2013
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Québec – Prétextant que les élections pourraient éventuellement coïncider avec une fête religieuse, le Parti libéral du Québec a refusé, aujourd'hui, son consentement pour débattre d'une motion présentée conjointement à l'Assemblée nationale par le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, le leader parlementaire du deuxième groupe d'opposition et député de Chauveau, Gérard Deltell, et le député de Mercier, Amir Khadir. Cette motion réaffirme que le choix de la date des élections générales ne doit pas être fait en fonction du calendrier des fêtes religieuses, mais en fonction de l'intérêt général.

« En refusant son consentement, en refusant de voter pour la motion, le Parti libéral démontre très clairement qu'il n'est pas d'accord pour redonner aux électeurs la date des élections. Les élections générales sont un grand rendez-vous démocratique qu'aucun citoyen québécois ne devrait manquer. C'est pourquoi la Loi électorale prévoit des façons de s'assurer que tous les électeurs puissent exercer leur droit, que ce soit par anticipation, par vote postal ou directement au bureau de leur directeur de scrutin. La date n'est pas fixée en fonction du calendrier des fêtes religieuses, et ne doit pas l'être. Nous vivons dans une société où la séparation entre les religions et l'État est une valeur fondamentale, et nous ne dérogerons pas à ce principe sur la question des élections à date fixe : ça enverrait à tous les Québécois un très mauvais message », a déclaré le ministre.

C'est pourquoi Bernard Drainville, Gérard Deltell et Amir Khadir ont déposé la motion suivante :

« Que l'Assemblée nationale rappelle la volonté exprimée par les partis politiques qui y sont représentés de tenir des élections générales à date fixe et qu'elle déclare que cette date doit être fixée en fonction du calendrier civique et non selon le calendrier des fêtes religieuses. »

« Lors des rencontres du Comité consultatif du Directeur général des élections, qui servaient à établir le consensus des partis politiques sur le projet de loi no 3, tous les partis s'étaient entendus sur une date. Il semble que pour des raisons bassement partisanes, les libéraux aient abandonné ce beau consensus et tentent maintenant de diviser les Québécois sur la date des élections. Malheureusement, c'est ce que nous confirme leur refus d'appuyer notre motion d'aujourd'hui », a déploré Bernard Drainville

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