Le ministre Robert Poëti doit être transparent
vendredi 30 janvier, 2015
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Québec – À la suite de la diffusion, hier, d’un reportage de l’émission Enquête à propos du système léger sur rail (SLR) sur le nouveau pont Champlain, la députée de Vachon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, d’électrification des transports et de stratégie maritime, Martine Ouellet, demande au ministre Robert Poëti d’être transparent et de rendre publics l’étude d’AECOM et le rapport du comité d’experts.

« J’espère que ce n’est pas une nouvelle manœuvre du gouvernement libéral pour discréditer le SLR et l’Agence métropolitaine de transport (AMT). Actuellement, nous nageons dans le flou; le ministre des Transports, Robert Poëti, a refusé à plusieurs reprises de rendre publique l’étude de la firme AECOM et, aujourd’hui, un autre rapport d’un mystérieux comité d’experts indépendants fait surface. On assiste, dans le dossier du SLR, à un rebondissement à tous les deux mois. Plus que jamais, le ministre doit être clair dans ses intentions et transparent face à la population », a affirmé Martine Ouellet.

La députée ajoute qu’en reculant sur le choix du SLR et en introduisant un nouveau joueur dans l’équation, soit la Caisse de dépôt et placement du Québec, le ministre allonge une fois de plus les délais et augmente les coûts de l’étude du projet.

Au lendemain de la diffusion du reportage à l’émission Enquête, le Parti Québécois tient à préciser quelques faits. Rappelons d’abord que le choix du gouvernement du Parti Québécois, qui a opté pour la famille technologique du SLR, était basé sur une étude d’AECOM. Le bureau de projet devait ensuite sélectionner la technologie la plus adaptée. Le Parti Québécois est en effet d’avis que les études d’analyse ne doivent pas être réalisées par des fournisseurs potentiels. Puis, dans le dossier du SLR, les études confiées au consortium Bombardier/SNC-Lavalin l’ont été avant l’arrivée au pouvoir du Parti Québécois, en septembre 2012. Enfin, l’actuel président-directeur général de l’AMT a érigé une barrière entre les fournisseurs et les décisions de l’AMT.