Le ministre Pierre Arcand confirme la hausse des tarifs d’Hydro-Québec
mardi 17 février, 2015
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Québec – Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville, dénonce l’attitude du ministre Pierre Arcand; celui-ci a non seulement confirmé la hausse prochaine des tarifs d’Hydro-Québec, mais il a aussi refusé de nier le scénario de privatisation de la société d’État.

La semaine dernière, lors de la première journée de consultations sur la nouvelle politique énergétique, le ministre a en effet déclaré que les consommateurs du Québec pourraient être frappés par une hausse de leur facture d’électricité. En fait, il a affirmé que « pour ceux qui utilisent l’électricité d’une façon très importante, il y a peut-être un signal du prix qui pourrait être envoyé ».

« En d’autres termes, le ministre annonce une augmentation modulée des tarifs, comme son gouvernement l’a fait dans le dossier des garderies. Or, en agissant ainsi, on augmente globalement la facture. Aujourd’hui, j’ai donné au ministre la possibilité de corriger le tir; il a plutôt répété ses propos. On comprend donc que les augmentations de tarifs s’en viennent, s’ajoutant à toutes les hausses qui ont déjà frappé les familles de la classe moyenne », a déclaré Bernard Drainville.

Le ministre refuse d’exclure la privatisation d’Hydro-Québec

Le député dénonce également le fait que le ministre n’ait pas fermé la porte au scénario de privatisation d’Hydro-Québec, une proposition faisant partie du rapport Montmarquette.

« Ceux qui prônent l’idée de la privatisation d’Hydro-Québec veulent d’abord que l’État hausse les tarifs, pour augmenter sa valeur marchande. Questionné à ce sujet, le ministre n’a pas rejeté le scénario de privatisation. Le premier ministre a le devoir de donner l’heure juste aux Québécois. Quelle sera l’augmentation des tarifs, et est-ce qu’Hydro-Québec sera privatisée? Cette société d’État est le symbole de notre nationalisme économique. C’est une source d’enrichissement, c’est un moteur de développement économique pour les régions. La population a le droit de savoir », a conclu Bernard Drainville.