Le ministre de la Sécurité publique annonce une interdiction complète de fumer dans les établissements de détention au Québec
vendredi 19 avril, 2013
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Québec — Le ministre de la Sécurité publique, M. Stéphane Bergeron, annonce que tous les établissements de détention du Québec deviendront entièrement non-fumeurs au cours des prochains mois.

L’implantation de l’interdiction complète de l’usage du tabac se déroulera graduellement dans l’ensemble des établissements de détention du Québec, et débutera dès juin 2013 dans les établissements de Sept-Îles et Percé. Au printemps 2014, tous les établissements de détention sous la responsabilité du ministère de la Sécurité publique seront non-fumeurs.

Afin de faciliter la transition, des ateliers de sensibilisation, un accompagnement par le personnel infirmier et un programme de soutien de l’arrêt tabagique seront offerts.

C’est à l’initiative du personnel carcéral qu’une telle mesure est mise en place. Rappelons qu’une interdiction partielle de fumer, permettant aux détenus de fumer à l’extérieur des murs des établissements de détention, a été décrétée par le précédent gouvernement et s’est avérée difficile à gérer par le personnel correctionnel, puisque les personnes incarcérées demeurent en possession de leurs cigarettes, même lorsqu’elles sont à l’intérieur de l’établissement. En conséquence, la présence de fumée secondaire dans plusieurs établissements de détention a été observée, malgré l’interdiction de fumer à l’intérieur des bâtiments.

Préoccupé par la santé des personnes incarcérées non-fumeuses et des employés, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec a plaidé en faveur du retour de l’implantation d’interdiction totale de l’usage du tabac dans tous les établissements de détention, et ce, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Un projet pilote a été mis en œuvre à l’Établissement de détention de Chicoutimi en juin dernier. Il visait à évaluer l’efficacité de l’interdiction totale de fumer à régler la problématique de la fumée secondaire, ainsi qu’à déterminer les conditions gagnantes d’une telle démarche d’implantation. « À la suite d’une analyse positive des résultats du projet pilote, j’ai demandé au ministère d’aller progressivement de l’avant dans tous les établissements de détention du Québec », a déclaré le ministre Bergeron.

Cette décision a été saluée par le ministre de la Santé, M. Réjean Hébert : « L’interdiction complète de fumer dans les établissements de détention permettra de protéger la santé des personnes incarcérées ainsi que celle du personnel qui y travaille, tout en soutenant ceux qui souhaitent mettre un terme à l'usage du tabac » .