Le « jovialisme » du Parti libéral face aux signes de déclin du français se poursuit
jeudi 23 novembre, 2017
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 Québec, le 23 novembre 2017 – Alors que l’Office québécois de la langue française (OQLF) révèle des données inquiétantes, le chef de l’opposition officielle et porte-parole en matière de langue française, Jean‑François Lisée, ainsi que le député de Bourget et président du caucus, Maka Kotto, dénoncent le « jovialisme » du gouvernement libéral devant les signes de déclin du français.
 
 
EN BREF
  • L’opposition officielle dénonce le « jovialisme » du gouvernement libéral face aux signes de déclin du français.
  • L’usage du français diminue sur l’île de Montréal, y compris comme langue de travail.
  • Un gouvernement du Parti Québécois proposera une loi 202, qui assurera la francisation des nouveaux arrivants et qui stoppera le déclin du français à Montréal.
 
 
« L’usage du français au travail par les personnes qui résident sur l’île de Montréal est passé de 45 % à 40 % entre 1997 et 2016; c’est une baisse de 5 % en même pas 20 ans. L’attitude méprisante affichée par le gérant d’une boutique Adidas lors de sa réouverture, hier, n’est donc pas étonnante. Pendant ce temps, Marie Montpetit, la ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, en droite ligne avec ses prédécesseurs, continue de nier l’existence d’un déclin du français. Le premier ministre, qui nous accusait récemment d’agiter le chiffon linguistique, pourrait‑il enfin ouvrir les yeux? », a réclamé Jean-François Lisée.
 
Pour sa part, Maka Kotto s’inquiète de constater une diminution de 8,5 % de la proportion du temps de travail en français dans les entreprises privées de 50 employés et plus, alors que la Charte de la langue française y est appliquée. « Nous avons dénoncé les compressions à l’OQLF et la diminution, depuis plusieurs années, du nombre d’inspections. Visiblement, ces coupes ont eu un impact sur l’usage du français dans les entreprises soumises à la Charte; malheureusement, le gouvernement s’en lave les mains », a‑t‑il déploré.
 
Quant aux entreprises de 50 employés et moins, on y observe également une diminution de 6,3 % de la proportion du temps de travail en français. Cette baisse confirme la nécessité de soumettre les entreprises de 29 à 49 employés à la Charte – mentionnons, d’ailleurs, que le Parti Québécois est le seul à s’engager en ce sens; la CAQ et les libéraux s’y opposent mordicus. « En octobre de l’an prochain, les Québécois pourront choisir un gouvernement qui ne banalise pas le déclin de l’usage du français à Montréal et comme langue de travail. Nous proposons notamment d’exiger que 100 % des futurs immigrants, ainsi que leur conjoint ou conjointe, ne soient admis sur le territoire que s’ils démontrent une bonne connaissance du français. Nous devons également nous assurer de la réelle maîtrise du français par les diplômés des cégeps et des universités anglophones », a conclu le chef de l’opposition officielle.