Le gouvernement libéral n’a aucune crédibilité en matière de lutte contre les changements climatiques
jeudi 17 septembre, 2015
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Québec – Le député de Terrebonne et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, réagit à l’annonce du ministre de l’Environnement, David Heurtel, qui dit vouloir, d’ici 2030, réduire les émissions québécoises de GES de 37,5 % par rapport aux taux de 1990.

« Comment pourrait-on croire à la volonté du gouvernement, alors qu’il s’est enchaîné à la Stratégie canadienne de l’énergie? En choisissant de faciliter le désenclavement du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta, c’est exactement comme s’il cautionnait une augmentation des émissions de GES », a mentionné Mathieu Traversy, ajoutant que le Parti Québécois prônait, pour sa part, le retrait du Québec de la Stratégie canadienne de l’énergie, et l’élaboration d’une politique d’affranchissement du pétrole.

« Quelle crédibilité ont les libéraux en matière d’environnement? À cause d’eux, le Québec n’a pas atteint la cible du Protocole de Kyoto. Nous visions une réduction moyenne de 6 % des émissions entre 2008 et 2012, mais celles-ci n’ont diminué que de 4,2 %. Le résultat aurait été pire encore si le gouvernement libéral était allé de l’avant, tel qu’il le planifiait, avec ses projets de centrale au gaz naturel du Suroît, de ports méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna, ou d’exploitation des gaz de schiste », a souligné Mathieu Traversy.

Le Québec doit affirmer sa souveraineté environnementale

Le Parti Québécois considère que le Canada est un boulet pour le Québec en matière de lutte contre les changements climatiques; la souveraineté permettrait aux Québécois d’avoir le dernier mot en ce domaine, notamment en ce qui concerne le transport du pétrole sur son territoire. « Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral abdique son pouvoir environnemental au profit du gouvernement fédéral, qui a des visées contraires aux nôtres. Si nous souhaitons préserver la qualité de notre environnement, nous devons absolument devenir maîtres chez nous en cette matière. Le Québec doit posséder la maîtrise de son énergie, miser sur l’efficacité énergétique et appuyer les filières d’énergies renouvelables, entre autres. C’est la raison pour laquelle nous avons déposé le projet de loi 390, qui affirme la primauté de la compétence québécoise en matière d’environnement », a conclu Mathieu Traversy.