Le gouvernement libéral cautionne les actions du ministre Yves Bolduc
mercredi 17 septembre, 2014
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Québec – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éthique et d’intégrité, Stéphane Bergeron, dénonce le gouvernement libéral, qui a cautionné une nouvelle fois les actions du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc. Les députés libéraux ont en effet voté contre une motion demandant au ministre de rembourser en totalité sa prime de 215 000 $.

La motion se lit comme suit :

« Que l’Assemblée nationale exige du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport qu’il rembourse immédiatement la totalité de la prime de 215 000 $ qu’il a reçue en plus de sa rémunération à l’acte et de son salaire de député à la suite de son retour à la pratique médicale en septembre 2012. »

« Cette question devrait être réglée depuis plusieurs mois. Le ministre Bolduc aurait dû comprendre dès le départ que le geste qu’il a posé était inacceptable. Le montant de 215 000 $ doit être totalement remboursé. Si le gouvernement veut être crédible dans les mesures d’austérité qu’il propose aux Québécois, le ministre doit donner l’exemple et rembourser sa prime au complet. La transparence et l’intégrité quant à la gestion des fonds publics ont été abandonnées cet après-midi par le gouvernement libéral », a déclaré Stéphane Bergeron.

« Parmi les 5400 médecins ayant reçu des primes, il n'y en a que 14 qui ont bénéficié d'une prime de plus de 200 000 $ dans le cadre de cette mesure. Et, de ces 14 médecins, il y a le ministre Bolduc. Or, il disait pratiquer la médecine à "temps très partiel". Le but de cette mesure était de donner un médecin de famille à des personnes et à des familles qui n'en avaient pas. Il était question d'une prise en charge complète et à long terme, non pas simplement d'une prise en charge ponctuelle. Le ministre a détourné l’objectif de la prime en encaissant plus de 215 000 $. Il a lui-même signé l'entente créant cette prime et il connaissait une faille qu'il n'a pas hésité à exploiter, faille que nous avons corrigée alors que nous étions au gouvernement », a conclu Stéphane Bergeron.