Le gouvernement doit proposer une modification à la Charte de la langue française
mardi 3 mai, 2016
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Québec, le 3 mai 2016 – Le député de Bourget et porte-parole du Parti Québécois responsable de la Charte de la langue française, Maka Kotto, estime que l’annonce qu’a effectuée aujourd’hui le gouvernement libéral en matière de langue d’affichage, c’est « trop peu, trop tard ».

« Les annonces de la ministre responsable de la Charte de la langue française ne vont pas assez loin et sont très tardives. Le jugement de la Cour d’appel sur la langue d’affichage est intervenu il y a un an déjà, et les recommandations étaient pourtant très claires : si nous voulons garantir l’affichage commercial en français, il faut légiférer. Sans une modification à la loi 101, des contestations du règlement seront toujours possibles, et son application restera soumise à la bonne volonté des entreprises. Il faut apporter une solution définitive en intégrant à la loi de nouvelles exigences », a déclaré Maka Kotto.

« Notre langue et notre culture doivent être des priorités de tous les instants pour le gouvernement du Québec. Or, le français est sous pression, et ce, dans plusieurs domaines. La situation des travailleurs sur les chantiers éphémères, comme celui du CHUM, ou la francisation des nouveaux arrivants, qui est très lacunaire, ne sont que deux exemples parmi tant d’autres. Toutes les études récentes démontrent en outre un recul du français comme langue de travail, notamment à Montréal. La Charte doit être adaptée pour répondre à cette nouvelle réalité », a poursuivi le député de Bourget.

Rappelons que le Parti Québécois – notamment par le biais du projet de loi 14, déposé sous le gouvernement de Pauline Marois – propose depuis longtemps de renforcer la Charte de la langue française, entre autres en y incluant les entreprises de 26 à 49 employés et les entreprises à charte fédérale. « Le gouvernement doit faire davantage, agir avec plus de vigueur et de détermination. Actuellement, le bateau prend l’eau de tous bords et sa proposition, par simple voie réglementaire, est loin d’être suffisante pour colmater la brèche », a conclu Maka Kotto.